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    <title><![CDATA[NC]]></title>
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    <description><![CDATA[NC]]></description>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Over Blog</dc:creator>
    <dc:creator.e-mail>admin@dzblog.com</dc:creator.e-mail>
    <dc:date>2008-10-13</dc:date>

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  <item rdf:about="http://fedjmzala.dzblog.com/article-16139.html">
    <title><![CDATA[Le drame du 8 Mai 1945]]></title>
    <link>http://fedjmzala.dzblog.com/article-16139.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font color="#ff0000" size="4">Le drame de Fedjm'zala</font></p>
<hr width="40%" color="#ff0000" ailgn="center" />
<p dir="ltr"><strong>Fedjm'zala est le chef-lieu d'une mixte qui situ&eacute;e &agrave; <font color="#ff0000">100 kilom&eacute;tres </font>de Constantine , entre cette ville et S&eacute;tif , compte pr&eacute;s de <font color="#ff0000">110.000 habitants </font>indig&eacute;nes et environ <font color="#ff0000">750 Fran&ccedil;ais</font> d'origines , r&eacute;partis en cinq villages :<br />
<ul>
    <li><font color="#ff0000">Fedjm'zala</font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Lucet</font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Tiberguent</font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Rouached</font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Richlieu</font><br /></li>
</ul>
Et deux groupes de fermes Fran&ccedil;aises dans la plaine du Ferdjioua et sur le plateau du Merdj El K&eacute;bir vers Chateaudun du Rhumel .<br />Le territoire de cette unit&eacute; administrative a vers l'ouest une limite commune avec les centres S&eacute;tifiens atteints par l'&eacute;meute.<br />Les douars <font color="#ff0000">Tachouda , Djemila , Ras Ferdjioua , Roussia , Tassadane et Menar </font>appartenant &agrave; Fedjm'zala confinent avec les douars Ouled Zerga (<font color="#ff0000">(Saint Arnaud )</font>)Medjoun&egrave;s ( <ont color="red"></ont>Eulmas ) Dehemcha , Maouia et Arbaoun ( <font color="#ff0000">(Takitount) </font>) enfin Beni Medjaled ( <font color="#ff0000">(Djidjelli) </font>) ou se sont d&eacute;roull&eacute;es les evenement du <font color="#ff0000">8 </font>Mai <font color="#ff0000">1945 </font><br />c'est &agrave; Roussia , Tassadane , et Menar que se sont recrut&eacute;s une notable partie des &eacute;v&eacute;nements du <font color="#ff0000">8 </font>Mai <font color="#ff0000">1945 </font>.<br />1_<font color="#ff0000" size="5"> Fedjm'zala</font> .<br />Le Mercredi <font color="#ff0000">9 Mai </font>, au d&eacute;but de l'apr&eacute;s midi on voyait des groupements s'approcher par la plaine du Ferdjioua du centre de Fedjm'zala .<br />Ces groupes se rejoignaient au pont situ&eacute; &agrave; <font color="#ff0000">800 m&egrave;tres </font>du village sur l'Oued Bousselah .<br />Des &eacute;missaires envoy&eacute;s du chef lieu de la commune revenaient avec cette r&eacute;ponse :<br />&lt;&lt; <font color="#ff0000">Nous ne voulons pas de bl&eacute; ; nous voulons du sang </font>.&gt;&gt;<br />Et l'on annon&ccedil;ait l'attaque pour la nuit .<br />En pr&eacute;sence de la carence de l'administrateur en chef son adjoint M . l'administrateur <font color="#ff0000">Eschenbernner </font>et M .<font color="#ff0000"> Charles Vallet </font>juge de paix suppl&eacute;ant avisaient aux mesures &agrave; prendre ce dernier alerte la gendarmerie de Redjas &agrave; <font color="#ff0000">19 kilom&egrave;tres </font>et obtient l'envoi de deux gendarmes .<br />Puis il part &agrave; Lucet , centre voisin accompagner sa femme dans sa famille , pr&eacute;vient les colons de ce village qui s'organisent et revient &agrave; son poste la nuit tombait il a fallu trois d&eacute;marches aupr&eacute;s du chef de la commune pour obtenir l'entr&eacute;e de la population fran&ccedil;aise d'origine dans le Bordj administratif M .<font color="#ff0000"> Eschenbrenner </font>prend le commandement de la d&eacute;fense du Bordj le juge apprend que Marchetti Receveur des postes ayant accompagn&eacute; ses quatre enfants et leur m&eacute;re au Bordj est revenu &agrave; son bureau . Le juge propose au gendarme <font color="#ff0000">Bechouche </font>d'origine indig&eacute;ne de venir avec lui &agrave; la poste ,le gendarme accepte aussit&ocirc;t .<br />Les deux hommes trouvent M . <font color="#ff0000">Marchetti </font>&agrave; son bureau il avait pris des pr&eacute;cautions avait bloqu&eacute; la porte du public avec une table branlante , ferm&eacute; les fen&eacute;tres bareaud&eacute;es .<br />
<p align="center"><font face="timesnewroman" color="#ff0000" size="5"><u>L'attaque de la poste et du bordj</u></font></p>
<p dir="ltr"><strong>le <font color="#ff0000">9 </font>Mai <font color="#ff0000">1945 </font>tr&eacute;s calme le receveur parle avec constantine.Il demande du secours la poste est cern&eacute;e ainsi que le Bordj .<br />On entend des coups de feu . Ils sont tir&eacute;s d'abord contre le r&eacute;duit d&eacute;fensif , puis &agrave; bout portant deux balles atteignent la grande fen&ecirc;tres du bureau de poste l'action est engag&eacute;e . On entend des bruits de pas pr&eacute;cipit&eacute;s ....ils s'&eacute;loignent puis reviennent .<br />Le Bordj dit qu'il est entour&eacute; qu'on a tir&eacute; mais que les d&eacute;fenseurs se sont abstenus de riposter &agrave; dix heures et demie le g&eacute;n&eacute;ral de division t&eacute;l&eacute;phone de Constantine M le G&eacute;n&eacute;ral <font color="#ff0000">Duval </font>annonce que les troupes ne pourront arriver que demain. Il ajoute &lt;&lt;<font color="#ff0000">vous avez des bons murs , abritez vous ! courage ! a demain </font>&gt;&gt;.<br />Vers minuit les carreaux de l'imposte de la salle du public volent en &eacute;clats , puis des blocs sont jet&eacute;s sur la porte qui r&eacute;siste mais brusquement elle s'enflamme et br&ucirc;le comme une torche : de l'ext&eacute;rieur on l'arros&eacute;e d'essence par un certain <font color="#ff0000">El Baz </font>La nuit s'ouvre b&eacute;ante puis c'est l'illumination &agrave; travers l'embrasure d'un bidon am&eacute;ricain plein d'essence qui a pris feu sur la terrasse d'entr&eacute;e et qui &eacute;claire tout y compris l'int&eacute;rieur , brusquement il est un peu moins d'une heure du matin une partie du plafond s'effondre enflammes dans la chambre de travail sous un gros bloc qui jet&eacute; de la toiture d&eacute;couverte a fait b&eacute;lier. On a vers&eacute; de l'essence par le toit le plafond br&ucirc;le et sur le sol du bureau le liquide enflam&eacute; se r&eacute;pand .<br />A trois heures , un retour offensif pr&eacute;cipite les d&eacute;fenseurs &agrave; la lucarne . Un &eacute;change intense de coups de fusils le mousqueton qui hurle , des pistolets qui aboient M.<font color="#ff0000">Marchetti </font>se glisse dans le salle du t&eacute;l&eacute;phone sous la protection des armes de ses deux compagnons il demande du secours mais il n'y a rien &agrave; faire il faut attendre .<br />Cette attente durera environ une heure jusqu'&agrave; cinq heure et demie momment ou le receveur des postes toujours prot&eacute;g&eacute; par ses compagnons se glisse &agrave; nouveau dans la salle et t&eacute;l&eacute;phone au bordj. On est surpris on croyait les d&eacute;fenseurs de la poste sont morts depuis longtemps , mais la rue est libre , les troix hommes sortent et respirent dehors sur le trottoire une mare de sang plus loin du monument aux morts un cadavre c'est un jeune signal&eacute; la veille comme l'un des plus exalt&eacute; parmi les indig&eacute;nes c'est le nomm&eacute; <font color="#ff0000">Baz </font>les trois d&eacute;fenseurs arrivent au Bordj tous les Fran&ccedil;ais &eacute;taient saufs &agrave; sept heure du matin M <font color="#ff0000">Salphati </font>notaire second-juge de paix suppl&eacute;ant signalait &agrave; Constantine qui il n'y avait eu qu'une seule d&eacute;faillance dont justice a &eacute;t&eacute; faite depuis tel est le r&eacute;sum&eacute; des &eacute;v&eacute;nements qui se sont produits &agrave; Fedjm'zala dans la nuit du <font color="#ff0000">9 </font>au <font color="#ff0000">10</font>Mai Fedjm'zala n'a pas &eacute;t&eacute; pill&eacute; les maisons particuli&eacute;res abandonn&eacute;es par les Fran&ccedil;ais ont &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;es intactes , les magasins de la sip remplis de bl&eacute; et dont la grand porte d'entr&eacute;e n'&eacute;tait m&ecirc;me pas prot&eacute;g&eacute;e par des volets n'ont subi aucune effraction une ferme importante exploit&eacute;e par Vallet Charles et situ&eacute;e &agrave; 3.500 Km du village ainsi que les exploitations agricoles de M.<font color="#ff0000">Augier </font>ont &eacute;t&eacute; respect&eacute;e , une femme Fran&ccedil;aise malade avait refus&eacute; de se laisser &eacute;vacuer de la ferme <font color="#ff0000">Vallet </font>elle n'a pas &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute;e non plus que sa jeune fille rest&eacute;e avec elle .
<p dir="ltr"><strong>Nous avons dit que 4 centres de colonisation d&eacute;pendent de la commune mixte de Fedjm'zala :<font color="#ff0000">Richlieu </font>&agrave; 20 Kilom&eacute;tres <font color="#ff0000">Tiberguent </font>&agrave; 10 KiLom&eacute;tres , <font color="#ff0000">Rouached </font>12 KiLom&eacute;tres , <font color="#ff0000">Lucet </font>&agrave; 5 KiLom&eacute;tres .<br />Richlieu n'a pas &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute; pas plus que Tiberghuent cependant des arrestations avaient eu lieu &agrave; <font color="#ff0000">Richlieu </font>pour propos tenus contre la France par 4 indig&eacute;nes condamn&eacute;s depuis par le tribunal militaire .<br />Lucet a &eacute;t&eacute; alert&eacute; par le juge de paix de Fedjm'zala &agrave; 6 heures du soir le <font color="#ff0000">9 Mai </font>les Fran&ccedil;ais du village se sont aussit&ocirc;t group&eacute;s et r&eacute;fugi&eacute;s dans le fortin dit Bordj-&eacute;cole M.<font color="#ff0000">Edmond </font>Patonnier a pris la direction de la d&eacute;fense .Les colons avaient 19 fusils y compris des fusils r&eacute;form&eacute;s obtenus &agrave; Fedjm'zala .<br />A Rouached centre situ&eacute; dans la montagne &agrave; 6 KiLom&eacute;tres au nord de la route allant vers Constantine la population n'avait pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;venue du danger ce n'est que vers 3 heures du matin que M <font color="#ff0000">Gros </font>Adjoint Sp&eacute;cial apprend ce qui se passe &agrave; Fedjm'zala il alerte les colons chacun pr&eacute;pare ses armes et reste chez soi .<br />Attendant le jour la situation &eacute;tait tendue , Rouached s'organise pour la d&eacute;fence une patrouille militaire arrive le matin on prend des dispositions pendant huit nuits , les familles Fran&ccedil;aises se sont r&eacute;fugi&eacute;es dans le Bordj-&eacute;cole qui domine le centre .<br />Pendant trois jours en Septembre <font color="#ff0000">1945 </font>le tribunal militaire de Constantine s'est occup&eacute; des &eacute;v&eacute;nements tragiques de Fedjm'zala , des nombreuses arrestations avaient cependant &eacute;t&eacute; op&eacute;r&eacute;es <font color="#ff0000">57 accus&eacute;s </font>se pressaient dans la salle d'audience <font color="#ff0000">27 on &eacute;tait acquitt&eacute;s </font>.<br /><font color="#ff0000">on &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s </font>:<br />Aux travaux forc&eacute;s &agrave; perp&eacute;tuit&eacute; :<br />1_ <font color="#ff0000">Moussi - Bachir </font>( par contumance ) .<br />A 20 ans de r&eacute;clusion :<br />2_ <font color="#ff0000">Boutrra - Ali </font>et <font color="#ff0000">Meroudj - Ammar </font>:<br />A 15 ans de travaux forc&eacute;s .<br />3_ <font color="#ff0000">Boulfous - Mouloud </font>et <font color="#ff0000">Kouicem - Larbi </font>.<br />A 10 ans de prison .<br />4_ <font color="#ff0000">Kouicem - Tahar </font>et <font color="#ff0000">Khalfa - Mouloud </font>.<br />A 2 ans de prison dans une colonie p&eacute;nitentiaire .<br />5_ <font color="#ff0000">Ben Larbi - Abderrahman </font>.<br />Ont enfin &eacute;t&eacute; frapp&eacute;s par cinq ans de travaux forc&eacute;s les nomm&eacute;s : <br />
<ul>
    <li><font color="#ff0000">Amora Ali </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Boukerdja Ammar </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Belbaali Alloua </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Bounegab Azzedine </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Boudjab Ammar </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Hamara Messaoud </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Mermoul Tahar </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Mermoul Lounis</font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Mermoul Merouani </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Mermoul Ammar </font>(dit Mohammed)<br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Mermoul Messaoud </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Boudjellal Mohammed </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Brika Salah </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Mermoul Larbi </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Bouderez Mohammed </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Leftaha Ammar </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Mali Ammar </font><br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Rai Tahar </font><br /></li>
</ul>
</strong></p>
</strong></p>
</strong></p>
Et deux groupes de fermes Fran&ccedil;aises dans la plaine du Ferdjioua et sur le plateau du Merdj El K&eacute;bir vers Chateaudun du Rhumel .Le territoire de cette unit&eacute; administrative a vers l'ouest une limite commune avec les centres S&eacute;tifiens atteints par l'&eacute;meute.Les douars appartenant &agrave; Fedjm'zala confinent avec les douars Ouled Zerga ()Medjoun&egrave;s ( Eulmas ) Dehemcha , Maouia et Arbaoun ( ) enfin Beni Medjaled ( ) ou se sont d&eacute;roull&eacute;es les evenement du Mai c'est &agrave; Roussia , Tassadane , et Menar que se sont recrut&eacute;s une notable partie des &eacute;v&eacute;nements du Mai .1_ .Le Mercredi , au d&eacute;but de l'apr&eacute;s midi on voyait des groupements s'approcher par la plaine du Ferdjioua du centre de Fedjm'zala .Ces groupes se rejoignaient au pont situ&eacute; &agrave; du village sur l'Oued Bousselah .Des &eacute;missaires envoy&eacute;s du chef lieu de la commune revenaient avec cette r&eacute;ponse :&lt;&lt; .&gt;&gt;Et l'on annon&ccedil;ait l'attaque pour la nuit .En pr&eacute;sence de la carence de l'administrateur en chef son adjoint M . l'administrateur et M .juge de paix suppl&eacute;ant avisaient aux mesures &agrave; prendre ce dernier alerte la gendarmerie de Redjas &agrave; et obtient l'envoi de deux gendarmes .Puis il part &agrave; Lucet , centre voisin accompagner sa femme dans sa famille , pr&eacute;vient les colons de ce village qui s'organisent et revient &agrave; son poste la nuit tombait il a fallu trois d&eacute;marches aupr&eacute;s du chef de la commune pour obtenir l'entr&eacute;e de la population fran&ccedil;aise d'origine dans le Bordj administratif M .prend le commandement de la d&eacute;fense du Bordj le juge apprend que Marchetti Receveur des postes ayant accompagn&eacute; ses quatre enfants et leur m&eacute;re au Bordj est revenu &agrave; son bureau . Le juge propose au gendarme d'origine indig&eacute;ne de venir avec lui &agrave; la poste ,le gendarme accepte aussit&ocirc;t .Les deux hommes trouvent M . &agrave; son bureau il avait pris des pr&eacute;cautions avait bloqu&eacute; la porte du public avec une table branlante , ferm&eacute; les fen&eacute;tres bareaud&eacute;es .]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[mokrani mohammed saddek]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2006-02-08T19:30:27+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://fedjmzala.dzblog.com/article-16138.html">
    <title><![CDATA[Les tribus de Ferdjioua]]></title>
    <link>http://fedjmzala.dzblog.com/article-16138.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font color="#008000" size="4">Recherche de Mokrani Mohammed Saddek </font></p>
<hr width="40%" color="#ff0000" ailgn="center" />
<p dir="ltr"><strong>
<table width="100%" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td align="left"><a href="http://geocities.com/ammar_mokrani/tribus1.html#zouagha"><font color="#0000ff" size="4">La tribu de Zouagha</font></a></td>
            <td align="center"><a href="http://geocities.com/ammar_mokrani/tribus1.html#Ouled Kebbeb"><font color="#0000ff" size="4">La tribu de Ouled Kebbeb</font></a></td>
            <td align="right"><a href="http://geocities.com/ammar_mokrani/tribus1.html#Bousselah"><font color="#0000ff" size="4">la tribu de Bousselah</font></a></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<p><strong>L'histoire nous apprend que les premiers habitants de la r&eacute;gion du Ferdjioua entre Mila et S&eacute;tif &eacute;taient des G&eacute;tules , des Lybiens , des Arm&eacute;niens qui peu &agrave; peu se sont m&ecirc;l&eacute;s aux populations autochtones .<br />dans les premiers temps de l'occupation romaine le pays &eacute;tait alors poss&eacute;d&eacute; par la puissante peuplade des Ketamas appele&eacute; &eacute;galement Banioures ,il fut &agrave; cette &eacute;poque le th&eacute;&acirc;tre de luttes sanglantes .<br />Les barbares succ&eacute;d&eacute;rent aux Ketamas vers l'an <font color="#ff0000">260</font> de notre &eacute;re venus du Babor pays qu'ils habitaient. Alors ils entr&eacute;rent par la vall&eacute;e de l'Oued Endja et se dirig&eacute;rent sur Mila puis se port&eacute;rent sur le Ferdjioua ou ils furent rejoint par les tribus r&eacute;volt&eacute;es de la grande kabylie ils remont&eacute;rent la vall&eacute;e de L'Oued Deheb jusque dans la plaine des Eulma .</strong></p>
<p><strong>Plus tard la r&eacute;gion du Ferdjioua fut dans toutes ses parties occup&eacute;e par les romains , le Ferdjioua &eacute;tait le chemin direct de Constantine &agrave; S&eacute;tif . les &eacute;tapes romains &eacute;taient entre Mila et S&eacute;tif : Milevum Colonia ( <font color="#ff0000">Mila</font>) Fous Camareta ( <font color="#ff0000">probablement Beni Guecha </font>) Cuicil Colonia ( <font color="#ff0000">Djemila </font>) .<br />Les vandales avec Genseric vinrent d&eacute;truire en partie ce que les romains avaient cr&eacute;&eacute;s , la troisi&egrave;me invasion arabe en <font color="#ff0000">693 </font>compl&eacute;ta l'oeuvre commenc&eacute;e par les vandales .</strong></p>
<p><strong>Bien avant les premiers temps islamique la population de Ferdjioua directement administr&eacute;e par des chefs indig&eacute;nes qui payaient tribu aux souverains de Constantine , mais bient&ocirc;t subissant la domination des &eacute;mirs arabes qui r&eacute;sidaient &agrave; S&eacute;tif et B&eacute;lezma les Ketamas se r&eacute;volt&eacute;rent pouss&eacute;s par un missionaire venu d'orient &quot;<font color="#ff0000">Abou EL Fehem </font>&quot; ce dernier battu par le prince EL Man&ccedil;our fut fait prisonnier et p&eacute;rit &agrave; la torture .</strong></p>
<p><strong>Vaincus par les arabes , les Ketamas furent dispers&eacute;s non sans laisser dans le pays quelques importantes familles entres autres les Djemila les Talha , les Beni Geucha ect... qui forment encore apr&eacute;s des douars de la commune mixte de Fedj m'zala .<br />Les meilleures terres de la contr&eacute;e furent occup&eacute;es par les Sanhadjis qui les firent cultiver par les anciens habitants devenus tributaire. Beaucoup de familles berb&eacute;res venues des montagnes du nord de la tribu du Ferdjioua et des babors s'install&eacute;rent sur les terres de la plaine .<br />Il en est r&eacute;sulte de ce fait une grosse confusion sur l'origine de chacune des fractions ou deux &eacute;l&eacute;ments berb&eacute;re et arabe se sont m&eacute;lang&eacute;s .</strong></p>
<p><strong>Vers l'an <font color="#ff0000">1050 </font>la r&eacute;gion subit la quatri&egrave;me invasion arabe les princes berb&eacute;res vaincus ne tard&eacute;rent pas cependant &agrave; reprendre le pouvoir , gr&acirc;ce aux intrigues qu'ils firent naitre parmi les envahisseurs.<br />Toujours sur le pied de guerre la tribu de Ferdjioua ne reconnait pas la souverainet&eacute; des beys de Constantine refuse de payer l'imp&ocirc;t , ces derniers sont contraints d'envoyer des cavaliers pour l'obliger &agrave; alimenter leur caisses , c'est alors qu'apparait la fammile Ben Achour originaire de La Mecque et plus exactement de Ettaif un nomm&eacute; Achour vint s'installer <br />dans la r&eacute;gion de Guelma ou il fonda une puissante maison , en <font color="#ff0000">1640 </font>une femme de cette familLe s'enfuit de cette maison et vint se r&eacute;fugier avec ces deux fils &agrave; Djidjelli ( <font color="#ff0000">Jijel </font>) quend les enfants furent grands ils virent leur m&egrave;re se fixer au milieu des tribu indisciplin&eacute;es du Ferdjioua ils y cr&eacute;&eacute;rent deux puissants partis &agrave; la t&ecirc;te desquels se placent les deux fr&egrave;res ,qui ne tardent pas &agrave; envenir aux mains apr&eacute;s &ecirc;tre alli&eacute;s pour combattre et r&eacute;duire compl&ecirc;tement la fammile des Ouled Hassan riche et puissante , les Ben Achour reprirent leurs luttes fraticides . Le fr&egrave;re ain&eacute; , Megoura Ben Achour se voyant dans l'impossibilit&eacute; de se d&eacute;barasser de son fr&eacute;re alla se soumettre au bey et lui demanda son appui . Ce dernier lui accorda sous r&eacute;serve que dor&eacute;navant le souverain de Ferdjioua serait un chef nomm&eacute; par le bey .<br />le chef fut , tout &agrave; tour , choisi dans l'une ou dans l'autre branches rivales des Ben Achour et ce choix suscita chaque fois des nouvelles luttes &agrave; tel point que le bey dut souvent intervenir en envoyant des cavaliers pour faire respecter le cheihk investi par lui .<br />sous Ahmed le premier de la branche cadette des Ben Achour s'&eacute;teignit mais celle qui restait en formant deux nouvelles qui continu&egrave;rent &agrave; se combattre apr&eacute;s de longs conflits si el Hadj Ahmed Ben Bouakaz Ben Achour conserva le pouvoir dans le Ferdjioua il y jouissait d'une tr&eacute;s grande autorit&eacute; et son commandement s'&eacute;tendait des babors &agrave; Ouled Zeghar .<br />Apr&eacute;s la prise de Constantine Bouakaz fit sa soumission au gouvernement fran&ccedil;ais re&ccedil;ut en retour le burnous d'investiture et conserva son commandement. C'est gr&acirc;ce &agrave; sa r&eacute;elle influence que les Mokrani de la Medjana firent leur soumission c'est &eacute;galement gr&acirc;ce &agrave; ce chef indig&egrave;ne que la garnison de Djemila plac&egrave;e sous les ordres du chef de bataillon Chadeyssac ainsi que celle d'Ain Khechba ( <font color="#ff0000">pr&eacute;s deu village de lucet )</font>)<br />ne furent pas massacr&eacute;es .</strong></p>
<p><strong>En <font color="#ff0000">1840 </font>lors de la tentative faite par <font color="#ff0000">Hadj Mustafa </font>fr&eacute;re de l'&eacute;mir Abdelkader aupr&eacute;s de la tribu du Ferdjioua en vue de l'entrainer dans une action contre S&eacute;tif c'est encore &agrave; Bouakkaz que l'on dut l'&eacute;chec de cette tentative dans l'exp&eacute;dition contre les Ouled Soltane Bouakkaz fournit un contingent d'une centaine de cavaliers command&eacute;s par son parent Derradji .</strong></p>
<p><strong>En <font color="#ff0000">1846 </font>&agrave; la suite d'une attaque effectu&eacute;e par Mouly Mohammed compagnon de Boumaza sur une caravane que Benali Ch&eacute;rif marabout de Chellata adressait &agrave; son gendre le caid du Ferdjioua , Bouakkaz organisa une exp&eacute;dition sur les Gheboula et appuy&eacute; par une colonne fran&ccedil;aise de <font color="#ff0000">1.200 </font>hommes les soumit enti&eacute;rement c'est &agrave; cette &eacute;poque qui il d&eacute;cida la soumission des Beni_Foughal &agrave; la France cette tribu originaire de jijel &eacute;tait venus s'installer dans le Djbel Helfa apr&eacute;s sa soumission .Elle fut plac&eacute;e sous le commandement de Bouakkez .</strong></p>
<p><strong>En <font color="#ff0000">1862 </font>ce chef d'une s&eacute;v&egrave;rit&eacute; pouss&eacute;e jusqu'a la cruaut&eacute; <font color="#ff0000">( de nos jours les gens parlent encore des nombreux crimes commis par lui et indiquent pr&eacute;s des bains chauds du Hammam Bouakkaz le rocher d'ou &eacute;taient pr&eacute;cipites li&eacute;s dans un sac les victimes condamn&egrave;es &agrave; mort par Bouakkaz )</font> d&eacute;cida de se retirer de la sc&egrave;ne et s'installa &agrave; Constantine .</strong></p>
<p><strong>En <font color="#ff0000">1864 </font>&agrave; la suite d'une r&eacute;volte de Ferdjioua et de Zouagha les indig&egrave;nes de Ferdjioua et de Zouagha attaqu&eacute;rent le Bordj de Zeraia ils furent durement ch&acirc;ti&eacute;s et Bouakkaz auquel fut imput&eacute;s ces &eacute;v&eacute;nements arr&ecirc;t&eacute; &agrave; Constantine et intern&eacute; &agrave; Pau <font color="#ff0000">(en France ).</font> Son commandement fut divis&eacute; et confi&eacute; &agrave; <font color="#ff0000">deux </font>Bouakkaz Ahmed Ben Derradji son gendre et son neuveu qui prit le titre de khalifa des babors et le <font color="#ff0000">2<tt>eme</tt></font> Ahmed Khodja ben achour son autre neuveu qui devint khalifa de Ferdjioua .</strong></p>
<p><strong>En <font color="#ff0000">1871 </font>les indig&egrave;nes de Ferdjioua ont particip&eacute;s &agrave; l'insurrection de la famille <font color="#ff0000">Mokrani </font>en <font color="#ff0000">1<tt>er</tt> </font>janvier<font color="#ff0000">1875 </font>un bureau arabe annexe de celui de Constantine fut cr&eacute;&eacute; &agrave; Fedjm'zala et y fonctionna jusqu'en <font color="#ff0000">1881 </font>date de cr&eacute;ation de la commune mixte de Fedjm'zala .<br />La tribu &eacute;tait alors divis&eacute;e en 23 sections &agrave; la t&ecirc;te desquelle &eacute;taient plac&eacute;s autant de chef qui relevaient directement du Gaid Ahmed Khodja Ben Achour &agrave; la cr&eacute;ation de la commune mixte il fut reconnu que ces divisions &eacute;taient trop nombreuses un nouveau fractionnement fut propos&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; gouvernemental du <font color="#ff0000">9 </font>mai <font color="#ff0000">1883 </font>.</strong></p>
<p><strong>La tribu du Ferdjioua fut divis&eacute;e en 7 fractions administr&eacute;es chacune par un adjoint indig&eacute;ne savoir :<br />Ras Ferdjioua sa superficie <font color="#ff0000">14,225 </font>hectares .<br />Djemila <font color="#ff0000">14,406 </font>hectares .<br />Roussia <font color="#ff0000">6,850 </font>hectares .<br />Tassadane <font color="#ff0000">5,168 </font>hectares .<br />Zaraza <font color="#ff0000">6,650 </font>hectares .<br />Menar <font color="#ff0000">5,465 </font>hectares .<br />Mouzlia <font color="#ff0000">8,240 </font>hectares .<br /></strong></p>
<p align="center"><strong><u>fin</u></strong></p>
<hr width="75%" color="#ff0000" ailgn="center" />
<p>&nbsp;</p>
<a name="Zouagha">
<p align="center"><font color="#ff0000" size="4">la tribu de zouagha</font></p>
<hr width="40%" color="#ff0000" ailgn="center" />
<table width="100%" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td align="left"><a href="http://geocities.com/ammar_mokrani/tribus1.html#Ferdjioua"><font color="#0000ff" size="4">la tribu de Ferdjioua</font></a></td>
            <td align="center"><a href="http://geocities.com/ammar_mokrani/tribus1.html#Ouled Kebbeb"><font color="#0000ff" size="4">la tribu de Ouled Kebbeb</font></a></td>
            <td align="right"><a href="http://geocities.com/ammar_mokrani/tribus1.html#Bousselah"><font color="#0000ff" size="4">la tribu de Bousselah</font></a></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<p dir="ltr"><strong>Les habitants sont d'origine kabyle mais parlant l'arabe la prononciation ainsi que la tournure des phrases laissent d&eacute;caler une formation berb&egrave;res.<br />Les romains poss&egrave;daient sur le territoire de cette tribu d'importants &eacute;tablissements si enjuge par les ruines qui existent encore sur le sol.<br />La Zouagha a &eacute;t&eacute; le th&eacute;&acirc;tre de nombreuses luttes sanglantes engendre&eacute;s par la rivalit&eacute; qui divisait les membres d'une famille f&eacute;odale il existait en effet depuis les temps les plus recul&eacute;s,dans le sahara tunisien.Une puissante tribu appl&eacute;e &quot;<font color="#ff0000">Zouagha</font>&quot; en 1500 elle se r&eacute;volta contre le sultan de Tunis et se dirigeat vers l'Algerie envahit la province de Constantine.<br />Les Zouaghi saccag&eacute;rent Constantine,mirent &agrave; mort le gouverneur de la ville,Moula Naceur fils du sultan de Tunis et se divis&eacute;rent ensuite en deux fractions.<br />La premi&egrave;re prit possession des montagnes situ&eacute;es au nord de Mila sur la rive gauche de L'Oued Endja ainsi que des mamelones de la rive droite depuis mila jusqu'a Fedj-EL Khemis.<br />L'autre se r&eacute;pandit dans les compagnes de S&eacute;tif apr&eacute;s avoir travers&eacute; le Ferdjioua et alla s'installer dans le massif montagneux de la grand kabylie et sur les bords de L'Oued Sahel.<br />C'est la premi&egrave;re fraction qui a servi a former les douars du nord de la commune mixte de Fedj m'zala.<br />Les Zouaghis rest&eacute;rent longtemps vis &agrave; vis de la domination turque dans un &eacute;tat d'insoumission totale mais &agrave; la suite d'une rivalit&eacute; entre les membres de la puissante famille des Azeddine la discorde p&eacute;n&eacute;tra dans cette tribu et divisa aux mains . Les turcs profit&eacute;rent de ces dissensions intestines pour faire reconna&icirc;tre leur souverainet&eacute;.<br />Les Zouaghis actuels purent donc &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme une v&eacute;ritable colonie kabyle bien que la langue arabe y soit pr&eacute;dominante .Ces indig&eacute;nes ont pris part &agrave; toutes les insurrections depuis la conqu&ecirc;te Fran&ccedil;aise en <font color="#ff0000">1871 </font>&agrave; la suite du soul&egrave;vement de <font color="#ff0000">Mokrani </font>la tribu fut frapp&eacute;e d'une amende de guerre de <font color="#ff0000">700.000 francs </font>et les terres mises sous s&eacute;questre . Elle poss&eacute;dait en outre &agrave; cette &eacute;poque &agrave; titre <font color="#ff0000">Arch</font> la rive droite de L'Oued Endja , le territoire des Ouled Salah, Djelana , Zeraia , Zaouia , Kripsa , Chabet Chouf et Mechta Kara . <br />L'autorit&eacute; Fran&ccedil;aise comprit l'int&eacute;r&eacute;t qu'elle aurait &agrave; se procurer la totalit&eacute; de ces terrains pour les besoins de la colonisation et d&eacute;cida d'exproprier tous les indig&eacute;nes dont les t&eacute;rrains n'avaient pas &eacute;t&eacute; sequestr&eacute;s a cette &eacute;poque la tribu se composait de <font color="#ff0000">8</font> fractions Arb_Lala , Ouled Khelif , Zouagha Dahra , Ouled Yehia Ouled Bouasli , Ouled Zaid , Kermouda et Sidi Merouan en <font color="#ff0000">1874</font>Kermouda et Sidi Merouan furent attach&eacute;s &agrave; la commune mixte de Mila et le <font color="#ff0000">1 Janvier 1881 </font>lors de la transformation de cette commune mixte en quatre communes de plein exercice , Kermouda fut rattach&eacute;e &agrave; Zeraia et Sidi Merouan &agrave; la commune du m&ecirc;me nom les autre fractions servirent &agrave; constituer : Arab Lala et Ouled Khelif le douar Ouled Haya aujoujd'hui appel&eacute; Tassala Ouled Bouasli et Ouled Zaid : Arres ,Zouagha Dahra ; le douar du m&ecirc;me nom devenu : Beinan le douar Ouled Yahia le douar du m&ecirc;me nom devenu Chigara rattach&eacute; &agrave; la commune de plein exercice de Sidi Merouan le <font color="#ff0000">19 avril 1888 </font>suivent d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel.</strong> </p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><strong><u>fin</u></strong></p>
<hr width="75%" color="#ff0000" ailgn="center" />
<p>&nbsp;</p>
</a><a name="Ouled Kebbeb">
<p align="center"><font color="#ff0000" size="4">La tribu de Ouled Kebbeb</font></p>
<hr width="40%" color="#ff0000" ailgn="center" />
<table width="100%" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td align="left"><a href="http://geocities.com/ammar_mokrani/tribus1.html#Ferdjioua"><font color="#0000ff" size="4">La tribu de Ferdjioua</font></a></td>
            <td align="center"><a href="http://geocities.com/ammar_mokrani/tribus1.html#Zouagha"><font color="#0000ff" size="4">La tribu de Zouagha</font></a></td>
            <td align="right"><a href="http://geocities.com/ammar_mokrani/tribus1.html#Bousselah"><font color="#0000ff" size="4">La tribu de Bousselah</font></a></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<p dir="ltr"><strong>Compos&eacute;e d'&eacute;l&eacute;ments h&eacute;t&eacute;rog&eacute;nes elle se divise en deux parties bien distinctes . <br />1 _ Celle des Ouled Kebbeb proprement dite .<br />2 _ Celle des Ghoumerian . <br />Ces deux fractions ont de tous temps v&ecirc;cues en communaut&eacute; d'int&eacute;r&ecirc;ts et sous le m&ecirc;me commandement Les Ouled Kebbeb ont perdues le souvenir de leur origine ils seraient les descendants d'une tribu berb&eacute;re les Ouled Bouioudan qui habitait la r&eacute;gion des lacs leur anc&ecirc;tre <font color="#ff0000">Kebbeb</font> serait venu s'installer dans le pays avec ses cinq enfants &agrave; une &eacute;poque tr&eacute;s recul&eacute;e lors de l'occupation de Constantine par les Fran&ccedil;ais <font color="#ff0000">Octobre 1838 </font>les Ouled Kebbeb qui avaient fourni leur contingent de soldats au Bey Ahmed purent rentrer chez eux et mirent &agrave; profit le r&eacute;tablissement de la paix pour cultiver et mettre en valeur la totalit&eacute; de leur terres d'une superficie de plus de ving mille hectares . L'ensemble du territoire &agrave; part quelques parties rocailleuses peu importantes et presque inaccessibles est livr&eacute; &agrave; la culture du bl&eacute; et de l'orge.<br />Contrairement aux autres tribus environnantes les Ouled Kebbeb n'ont pas pris part &agrave; l'insurrection de <font color="#ff0000">Mokrani</font> en <font color="#ff0000">1871 </font>bien mieux ils ont fourni un goum qui a combattu aux c&ocirc;t&eacute;s des Fran&ccedil;ais contre les insurg&eacute;s .<br />Le <font color="#ff0000">1 octobre 1880 </font>ils forment trois sections de la commune mixte de Fedjm'zala plac&eacute;es chacune sous l'autorit&eacute; d'un adjoint indig&egrave;ne :<br /><font color="#ff0000">Le douar de Ghomeriane </font><br /><font color="#ff0000">celui des Ouled Kebbeb </font><br /><font color="#ff0000">celui des Beni Guecha</font> <br />Ce dernier douar enti&egrave;rment compos&eacute; autre fois d'azels domaniaux a servi &agrave; cre&egrave;r les villages de <font color="#ff0000">Rouached , Tiberguent Lucet </font>et la colonisation a absorb&eacute; la presque totalit&eacute; de ces azels . <br />Un seul de ces azels dit <font color="#ff0000">Boulaine </font>a subsist&eacute; <font color="#ff0000">1461 hectares </font>il fut rattach&eacute; plus tard &agrave; la tribu du Ferdjioua <font color="#ff0000">section de Mouzlia </font>la tribu des Ouled Kebbeb se trouve donc &agrave; la suite de cette d&eacute;cision r&eacute;duite &agrave; deux sections : <br /><font color="#ff0000">Douar de Ghomeriane 7, 724 hectares .</font><br /><font color="#ff0000">Douar Ouled Kebbeb 13 , 114 hectares .</font><br /></strong></p>
<p align="center"><strong><u>fin</u></strong></p>
<hr width="75%" color="#ff0000" ailgn="center" />
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><font color="#ff0000" size="4">La tribu de l'Oued Bousselah</font></p>
</a><a name="bousselah"><hr width="40%" color="#ff0000" ailgn="center" />
<table width="100%" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td align="left"><a href="http://geocities.com/ammar_mokrani/tribus1.html#Ferdjioua"><font color="#0000ff" size="4">La tribu de Ferdjioua</font></a></td>
            <td align="center"><a href="http://geocities.com/ammar_mokrani/tribus1.html#Zouagha"><font color="#0000ff" size="4">La tribu de Zouagha</font></a></td>
            <td align="right"><a href="http://geocities.com/ammar_mokrani/tribus1.html#Ouled Kebbeb"><font color="#0000ff" size="4">La tribu de Ouled Kebbeb</font></a></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
<p dir="ltr"><strong>Aucune renseignement tr&eacute;s pr&eacute;cis sur l'historique de cette tribu il appara&icirc;t que ses habitants ont la m&ecirc;me origine que ceux de Ferdjioua ils ont toujours &eacute;t&eacute; m&ecirc;l&eacute;s aux luttes de ces derniers .<br />Sous la domination turque alors les indig&egrave;nes de Ferdjioua restaient ind&eacute;pendant ceux de L'Oued Bousselah reconnaissaient l'autorit&eacute; du Bey de Constantine apr&eacute;s la prise de cette ville la tribu a de nouveau suivi le sort du Ferdjioua alors sous l'influence de Hadj Ahmed Bouakkaz elle n'a pris les armes qu'une seule fois contre les Fran&ccedil;ais en <font color="#ff0000">1838</font> , la tribu de l'Oued Bousselah a &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; de M le gouverneur g&eacute;n&eacute;ral en date du <font color="#ff0000">24</font> Mai<font color="#ff0000"> 1891</font>pour &ecirc;tre soumis aux op&eacute;rations du s&eacute;natus- consulte du <font color="#ff0000">23</font> Avril<font color="#ff0000"> 1863 </font>elle a servi &agrave; former les douars .<br />1_ Bousselah d'une superfici&egrave; <font color="#ff0000">10.680 </font>H .<br />2_ Sarraf d'une superfici&egrave; <font color="#ff0000">5.762 </font>H .</strong></p>
<center></center></a></strong></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[mokrani mohammed saddek]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2006-02-08T19:29:00+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://fedjmzala.dzblog.com/article-16134.html">
    <title><![CDATA[La création de la commune mixte]]></title>
    <link>http://fedjmzala.dzblog.com/article-16134.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font color="#ff0000" size="4">Cr&eacute;ation de la commune de Fedjm'zala </font></p>
<hr width="40%" color="#ff0000" ailgn="center" />
<p dir="ltr"><strong>
<p align="center"><font color="#008000" size="3">Recherche de Mokrani Mohammed Saddek </font></p>
<hr width="40%" color="#ff0000" ailgn="center" />
<p dir="ltr"><strong>La Commune mixte de Fedjm'zala avait &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; le <font color="#ff0000">1 </font><tt>er</tt> d&eacute;cembre <font color="#ff0000">1880 </font>.<br />Elle tirait son nom du col (<font color="#ff0000"> (Fedj) </font>) qui au centre de la commune , fait communiquer les vall&eacute;es de L'Oued Bousselah et L'Oued Melah .<br />La l&eacute;gende veut qu'autrefois une tribu berb&eacute;re , les <font color="#ff0000">M'zala </font>aujourd'hui disparue , se soit Install&eacute;e &agrave; l'emplacement de ce col et lui ait laiss&eacute; son nom .<br />A la t&ecirc;te des communes mixtes &eacute;tait plac&eacute; un fonctionnaire d'autorit&eacute; .<br />L'administrateur n'avait pas seulement les attributions normalement d&eacute;volues au maire par la loi municipale , mais encore bien d'autres charges et suj&eacute;tions d&eacute;coulant de son r&ocirc;le de r&eacute;pr&eacute;sentant du povoir central ,dans ca circonscription il &eacute;tait officier de police judiciare , officier du minist&egrave;re public pr&eacute;s le tribunal de simple police et de petite correctionnelle .<br />L'administrateur &eacute;tait assist&eacute; d'une assembl&eacute;e municipale d&eacute;lib&eacute;rante. :<br />La commission municipale compos&eacute;e des pr&eacute;sidents de la dj&eacute;maa &eacute;lus tous les six ans , des adjoints sp&eacute;ciaux charg&eacute;s de pouvoirs d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s tels que ceux d'officier d'&eacute;tat civil , dans des circonscriptions de commune que formaient certains centres de colonisation , des caids , fonctionnaires nomm&eacute;s , membre de droit et du receveur des contributions divers .<br />En application du d&eacute;cret du <font color="#ff0000">28 juin 1956 </font>, la commune mixte de Fedjm'zala &eacute;clata en douze nouvelles communes de plein exercice :<br />
<ul>
    <li><font color="#ff0000">Arres </font>( 8.000h )<br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Beinen </font>( 7.500h )<br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Bouhatem </font>( 6.906h )<br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Djemila </font>( 8.845h )<br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Fedjm'zala</font> ( 22.876h )<br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Kef Bouderga </font>( 7.120h )<br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Lentia </font>( 13.215h )<br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Lucet </font>( 7.896h )<br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Richlieu</font> ( 7.000h )<br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Rouached </font>( 11.000h )<br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Tachouda </font>( 6.174h )<br /></li>
    <li><font color="#ff0000">Tassala</font> ( 15.240h )<br /></li>
</ul>
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><strong><font color="#ff0000"><u>Le centre de colonisation de Lucet .</u></font>
<p dir="ltr"><strong>Lucet appel&eacute; au d&eacute;but (<font color="#ff0000">Beni Guecha </font>) est situ&eacute; sur un plateau riant et accueillant au visiteur, tr&eacute;s sain et largement balay&eacute; par les vents qui passent sur une plaine fertile au pied des contreforts montagneux du Djebel Sekhouna , les familles install&eacute;es sur ce plateau en <font color="#ff0000">1887 </font>venaient du midi de la France Elles arriv&eacute;rent en &eacute;t&eacute; et furent mises en possession des leur arriv&eacute;e des lots qui leur &eacute;taient destin&eacute;s le village trac&eacute; simplement par les caniveaux d&eacute;limitants les rues fut en deux mois couvert de tranch&eacute;es repr&eacute;sentant les fondations des maisons en construction .<br />Lucet est rest&eacute; le village le plus prosp&egrave;re de la r&eacute;gion , ravag&eacute; comme les autres centres par la gr&ecirc;le en <font color="#ff0000">1895 </font>.<br /></strong></p>
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[mokrani mohammed saddek]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2006-02-08T19:23:36+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://fedjmzala.dzblog.com/article-16132.html">
    <title><![CDATA[Histoire de Fedjmzala]]></title>
    <link>http://fedjmzala.dzblog.com/article-16132.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font face="timesnewroman" color="#ff0000" size="5">L'histoire de Fedjm'zala </font></p>
<hr width="45%" color="#ff0000" algn="center" />
<p align="left">La Commune mixte de Fedjm'zala a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; gouvernemental du 1er d&eacute;cembre 1880.<br />Elle tire son nom du col (Fedj) qui, a centre de la commune, fait communiquer les vall&eacute;es de l&rsquo;Oued Bousselah et de l&rsquo;Oued Malah : la l&eacute;gende veut qu&rsquo;autrefois une tribu berb&egrave;re, les M&rsquo;zala ou M&rsquo;zara, aujourd&rsquo;hui disparus, se soit install&eacute;s &agrave; l&rsquo;emplacement de ce col et lui ait laiss&eacute; son nom.<br />En raison de la fertilit&eacute; de son sol, en raison &eacute;galement de sa situation g&eacute;ographique sur la grande voie naturelle qui de tous temps a r&eacute;uni Constantine &agrave; Alger par S&eacute;tif, le territoire de Fedjm'zala a &eacute;t&eacute; occup&eacute; et mis en valeur par tous les peuples envahisseurs.<br />La colonisation romaine a d&ucirc; y &ecirc;tre remarquable : les ruines grandioses de Djemila (Cuiculum), celles des thermes de &laquo; Rocher rouge &raquo; (Beni Guecha), les vestiges innombrables des fermes diss&eacute;min&eacute;es dans tous les douars, sont les preuves certaines de l&rsquo;activit&eacute; romaine dans la r&eacute;gion.<br />L&rsquo;invasion arabe a laiss&eacute; peu de traces mat&eacute;rielles, mais en neuf si&egrave;cles elle a musulmanis&eacute; presque toute la population berb&egrave;re qui perdit ses m&oelig;urs, ses coutumes et m&ecirc;me son langage, pour adopter ceux du peuple conqu&eacute;rant.<br />Sous la domination turque, le territoire fut divis&eacute; en cinq grandes tribus : <br />Bousselah, Ouled Kebbab, Zouagha, Beni-merouane, et Ferdjioua ; chacune d&rsquo;elle &eacute;tait plac&eacute;e sous le commandement d&rsquo;un ca&iuml;d ; Toutes reconnaissaient l&rsquo;autorit&eacute; du Bey de Constantine &agrave; qui elles fournissaient des cavaliers.<br />L&rsquo;une d&rsquo;elles, les Ouled Kebbab &eacute;tait charg&eacute;e de faire rentrer les imp&ocirc;ts des tribus insoumises, et avait &eacute;galement la surveillance des prairies du Bey.<br />La r&eacute;gion &eacute;tait &agrave; cette &eacute;poque recouverte de for&ecirc;ts : les essences devaient &ecirc;tre tr&egrave;s belles car la vall&eacute;e de Ferdjioua fournissait au Dey d&rsquo;Alger les bois n&eacute;cessaires &agrave; la m&acirc;ture de ses vaisseaux.<br />Au moment de la conqu&ecirc;te, des contingents importants de cavaliers et de soldats furent lev&eacute;s dans les tribus pour pr&ecirc;ter leur aide &agrave; Ahmed Bey de Constantine : ils particip&egrave;rent &agrave; la d&eacute;fense de cette ville lors du si&egrave;ge de 1836-1837.<br />Apr&egrave;s la prise de Constantine, les cavaliers de Ferdjioua et de Bousselah furent charg&eacute;s de s&rsquo;opposer au passage des colonnes fran&ccedil;aises :<br />l&rsquo;une d&rsquo;elles, partie de Constantine en d&eacute;cembre 1838, &eacute;tait parvenue p&eacute;niblement jusqu&rsquo;&agrave; Djemila.<br />Les 600 soldats qui la composaient furent cern&eacute;s ; ils construisirent &agrave; l&rsquo;aide des vieilles pierres romaines un fortin dans lequel ils r&eacute;sist&egrave;rent plusieurs jours. Ils furent sauv&eacute;s par le ca&iuml;d Bouakkaz, de Ferdjioua, grand seigneur de la r&eacute;gion, qui les ramena sains et saufs &agrave; Constantine.<br />L&rsquo;organisation du territoire qui suivit la conqu&ecirc;te fit de la r&eacute;gion de Fedjm'zala un cercle militaire important : il regroupait les cinq grandes tribus qui d&eacute;pendaient du Commandement de Mila.<br />Les populations indig&egrave;nes se soumirent assez rapidement.<br />En 1871, seuls les berb&egrave;res de Zouagha se r&eacute;volt&egrave;rent : c&rsquo;&eacute;taient eux &eacute;galement qui, au d&eacute;but de la p&eacute;riode turque avaient conserv&eacute; ce au cours de la conqu&ecirc;te, ils avaient particip&eacute; &agrave; toutes les insurrections.<br />En 1871, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; ch&acirc;ti&eacute;s, ils eurent &agrave; payer 700.000 francs de contribution de guerre et leurs biens furent s&eacute;questr&eacute;s.<br />En 1880, au moment de la cr&eacute;ation de la Commune Mixte de Fedj m'zala, les grandes tribus furent fractionn&eacute;es en 15 douars:<br />Bousselah donna Saraf et Bousselah.<br />Ouled-Kebbab : Chom&eacute;riane et Ouled Kebbab .<br />Zouagha : Arr&egrave;s, Beinem et Tassala .<br />Ferdjioua : Djemila, Zarza, Ras Ferdjioua, Mouslia, Menar, Roussia et Tassadane .<br />Beni-Merouane changea de nom et devint le douar de Tachouda.<br />le territoire de la Commune Mixte est administr&eacute; par un Administrateur second&eacute; par deux Administrateurs-Adjoints. </p>
<p align="center"><front color="red" size="5" face="timesnewroman"></front><strong><font color="#ff6600">II- Situation g&eacute;ographique</font></strong></p>
<hr width="45%" color="#ff0000" algn="center" />
<p align="left">La Commune Mixte de Fedjm'zala est situ&eacute;e dans l&rsquo;arrondissement de Constantine.<br />Le village de Fedjm'zala qui se trouve &agrave; peu pr&egrave;s au centre de la Commune est &agrave; vol d&rsquo;oiseau, &agrave; 60 kilom&egrave;tres &agrave; l&rsquo;ouest de Constantine, &agrave; 50 kilom&egrave;tres au sud de Djidjelli et &agrave; 60 kilom&egrave;tres &agrave; l&rsquo;est de S&eacute;tif.<br />Situ&eacute;e &agrave; la limite des Hauts-Plateaux, la Commune est bord&eacute;e au nord par le djebel Sidi Bouazze (1528 m) et par la cha&icirc;ne du Boughagha (1337 m) au pied de laquelle coule l&rsquo;oued Endjas (ou Oued-el-Kebir) ; au sud par le vaste plateau St-Arnaud - Chateaudun-du-Rhumel dont l&rsquo;altitude moyenne d&eacute;passe 600 m&egrave;tres ; &agrave; l&rsquo;est par les communes vallonn&eacute;es de Mila et Z&eacute;ra&iuml;a ; &agrave; l&rsquo;ouest, par les contreforts du Babor et du Tababort. La Commune Mixte, qui a une superficie de 137.600 hectares, est tr&egrave;s accident&eacute;e ; les cha&icirc;nes montagneuses, qui appartiennent &agrave; l&rsquo;Atlas tellien, sont coup&eacute;es de vall&eacute;es profondes o&ugrave; coulent des Oueds qui ne tarissent pas en &eacute;t&eacute; : Oued Bousselah, Oued Yalah.<br />Les points culminants sont le Djebel Boughagha (1400 m&egrave;tres) dans le douar Arr&egrave;s ; le kef Korieh (1367 m&egrave;tres) au sud de Djemila ; le Djebel Boucherf (1150 m&egrave;tres) dont la cha&icirc;ne domine au nord le village de FedjM&rsquo;Zala ; le Djebel Halfa (1150 m&egrave;tres) vers Chevreul.<br />Les altitudes des diff&eacute;rents centres sont : Fedjm'zala, 580 m&egrave;tres Lucet, 530 m&egrave;tres - Tiberguent, 430 m&egrave;tres - Rouached, 530 m&egrave;tres.<br />Les forets qui couvraient autrefois le pays tout entier ne subsistent plus que dans les parties &eacute;lev&eacute;es des douars Arr&egrave;s, Beinem, Tassala, Zarza et Menar.<br />Elles sont presque exclusivement compos&eacute;es de ch&ecirc;nes et de ch&ecirc;nes-li&egrave;ge. </p>
<p align="center"><front color="red" size="5" face="timesnewroman"></front><strong><font color="#00ff00">Le climat</font></strong></p>
<hr width="45%" color="#ff0000" algn="center" />
<p align="left">Le climat est tr&egrave;s variable sur le territoire de la Commune-Mixte de Fedjm'zala qui, tr&egrave;s vaste, s&rsquo;&eacute;tend sur des r&eacute;gions &agrave; altitudes tr&egrave;s diff&eacute;rentes.<br />D&rsquo;une fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, l&rsquo;hiver est rude sur les parties &eacute;lev&eacute;es ; par contre, en &eacute;t&eacute; le s&eacute;jour y est fort agr&eacute;able, notamment vers les massifs bois&eacute;s du nord.<br />Au col de F&eacute;doul&egrave;s, &agrave; l&rsquo;or&eacute;e d&rsquo;une for&ecirc;t de ch&ecirc;nes z&eacute;ens de toute beaut&eacute;.<br />L&agrave; &agrave; 950 m&egrave;tres d&rsquo;altitude, une eau douce, glac&eacute;e, ferrugineuse par endroits, coule dans des &laquo; s&eacute;guias &raquo; ou canaux qui pourraient permettre la cr&eacute;ation de jardins superbes autour des villas ou maisons de campagne &agrave; &eacute;difier.Dans les plaines, la temp&eacute;rature est plus douce en hiver mais aussi plus p&eacute;nible en &eacute;t&eacute; ; les parties basses et plates sont encore malsaines, surtout aux endroits o&ugrave; l&rsquo;&eacute;coulement des eaux s&rsquo;effectue difficilement.<br />La plaine du Ferdjioua qui, sur 10 kilom&egrave;tres de long et 5 de large, est au printemps la parure de la Commune, voit chaque ann&eacute;e en &eacute;t&eacute; l&rsquo;&eacute;closion de fi&egrave;vres malignes ; l&rsquo;anoph&egrave;le, plaie de nos campagnes alg&eacute;riennes, y pullule, malgr&eacute; la propagande faite aupr&egrave;s des indig&egrave;nes pour les amener &agrave; prendre les mesures d&rsquo;hygi&egrave;ne &eacute;l&eacute;mentaires.<br />A Fedjm'zala, les temp&eacute;ratures extr&ecirc;mes dans les maisons sont de -8&deg; en hiver et 33&deg; en &eacute;t&eacute;.<br />Au col de F&eacute;doul&egrave;s il est rare d&rsquo;enregistrer 28&deg; dans les journ&eacute;es les plus chaudes de l&rsquo;ann&eacute;e ; la moyenne est de 20&deg; en p&eacute;riode estivale et les nuits y sont tr&egrave;s fra&icirc;ches. Les p&eacute;riodes de sirocco mises &agrave; part, on peut dire que le climat de Fedjm'zala est tr&egrave;s supportable pour des alg&eacute;riens. Les nuits, par l&rsquo;abaissement de temp&eacute;rature qu&rsquo;elles provoquent, reposent des journ&eacute;es trop chaudes.Certains &eacute;t&eacute;s y peuvent &ecirc;tre support&eacute;s sans la moindre fatigue. </p>
<p align="center"><front color="red" size="5" face="timesnewroman"></front><strong><font color="#3366ff">La pluvoimetrie</font></strong></p>
<hr width="45%" color="#ff0000" algn="center" />
<p align="left">La neige tombe tous les ans dans la Commune en quantit&eacute;s variables, suivant les altitudes.Les r&eacute;gions basses (400 &agrave; 550 m&egrave;tres) ne voient la neige que tous les 3 ou 4 ans.<br />Les r&eacute;gions plus &eacute;lev&eacute;es sont &agrave; peu pr&egrave;s tous les hivers couvertes de neige et peuvent conserver leur manteau blanc jusqu&rsquo;&agrave; un mois et plus. C&rsquo;est cependant assez rare.La commune n&rsquo;est pas, d&rsquo;une fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, incommod&eacute;e par les brouillards, qui se produisent pourtant quelquefois, &agrave; des &eacute;poques o&ugrave; ils ne nuisent pas aux cultures.Les gel&eacute;es se manifestent parfois, dans les parties hautes formant des couloirs pour le d&eacute;placement de l&rsquo;air.Elles sont loin d&rsquo;atteindre la fr&eacute;quence et la gravit&eacute; de celles qui sont constat&eacute;es sur les plateaux &eacute;lev&eacute;s au sud du territoire alg&eacute;rien, dans les r&eacute;gions de S&eacute;tif ou de Batna. Elles portent cependant, en certaines ann&eacute;es, atteinte &agrave; la v&eacute;g&eacute;tation.La gr&ecirc;le est un fl&eacute;au qui s&eacute;vit sur beaucoup de r&eacute;gions alg&eacute;riennes.La Commune Mixte de Fedjm'zala n&rsquo;&eacute;chappe pas aux catastrophes qu&rsquo;elle provoque.L&rsquo;orage formidable du 7 juin 1895 a laiss&eacute; dans le souvenir des vieux habitants du pays une vision d&rsquo;horreur qui est rappel&eacute;e tr&egrave;s souvent. Les gr&ecirc;lons, atteignant 350 grammes, ont ravag&eacute; le territoire de colonisation depuis le fond de la plaine du Ferdjioua jusqu&rsquo;&agrave; Constantine, assommant les troupeaux dans les champs, tuant des personnes, europ&eacute;ens et indig&egrave;nes, &eacute;crasant les toitures, arrachant l&rsquo;&eacute;corce des arbres, transformant en une boue jaun&acirc;tre des r&eacute;coltes magnifiques, sur plus de 250 kilom&egrave;tres carr&eacute;, dans la Commune Mixte de Fedjm'zala seule. De nombreuses sources existent sur tout le territoire de la commune. <br /></p>
<p align="center"><front color="red" size="5" face="timesnewroman"></front><strong><font color="#ff6600">Les sources minerales</font></strong> </p>
<hr width="45%" color="#ff0000" algn="center" />Des sources min&eacute;rales, chaudes ou froides, jaillissent sur plusieurs points de la Commune ; les plus importantes sont :<br />Hamam des Beni-Gu&eacute;cha : temp&eacute;rature 36&deg; - d&eacute;bit actuel &agrave; la source principale : 69 litres &agrave; la minute - eau chlorosulfat&eacute;e calcique et sodique, fortement min&eacute;ralis&eacute;e et hyper thermale.<br />D&rsquo;importants vestiges de thermes romains attestent l&rsquo;anciennet&eacute; de cette source.<br />Hamam Bou Akkar : temp&eacute;rature 39&deg; 7 - d&eacute;bit 50 litres &agrave; la minute - eau faiblement chlorur&eacute;e sodique <br />Ces deux sources sont tr&egrave;s fr&eacute;quent&eacute;es par les indig&egrave;nes de la Commune et par quelques europ&eacute;ens qui viennent y soigner leurs douleurs rhumatismales et leurs maladies de peau.<br />Source de la Mechta Repilla - pr&egrave;s de Lucet - eau sulfureuse froide qui n&rsquo;a pas encore &eacute;t&eacute; analys&eacute;e. On trouve &eacute;galement des vestiges de thermes romains pr&egrave;s de cette source.<br />Source de Ka-el-Kef (route de Djidjelli) - eau sulfureuse froide.<br />La source n&rsquo;a pas encore &eacute;t&eacute; am&eacute;nag&eacute;e.<br />Source ferrugineuse du Col de F&eacute;doul&egrave;s qui para&icirc;t int&eacute;ressante et m&eacute;riterait d&rsquo;&ecirc;tre am&eacute;nag&eacute;e.<br /><br />
<p align="center"><front color="red" size="5" face="timesnewroman"></front><strong><font color="#ff00ff">Le sous sol </font></strong></p>
<hr width="45%" color="#ff0000" algn="center" />Les massifs montagneux qui forment l&rsquo;orographie de la Commune Mixte sont tr&egrave;s min&eacute;ralis&eacute;s.<br />Plusieurs sites miniers sont ou ont &eacute;t&eacute; exploit&eacute;s :<br />mines de zinc et de plomb du Bou-Cherf ; mines de zinc et de plomb du Ferdjioua ; mines de zinc de plomb et de mercure de Benete-Otaman ; sel gemme des Ouled-Kebbab ; et surtout la mine de mercure de Coudiat Satah, qui n&rsquo;est encore qu&rsquo;en permis de recherches, mais qui laisse esp&eacute;rer des r&eacute;sultats remarquables.<br />On trouve &eacute;galement du zinc et du plomb &agrave; : Ain-Touia, Djebel-si-Khalfa, Chabet-el-Araf, Oued Mirah, Mechta Garsas, Djebel-Djemia-Debbah, Coudiat-el-Guettera, Chabet Mania, Djebel Amara, Djebel Sidi Marouf, Touacheur, Kef Lakhal, Oued-el-Adana, Chabet Rissa, Coudiat Malilef, Djebel Tayachet, Dra-el-Ayah, Machta El-Kella, Koudiat Badjah, Bou Touil, Tsaraoula, A&iuml;n Defla, Chabet el Arab, Amzel, Fezlia, Djebel El-Emmana etc&hellip;<br />du cuivre &agrave; : Chabet el Araf, Mechta Beni Khettab, Bou Redjouane ;<br />du mercure &agrave; : Ferdjioua, Kef Lakhal, Coudiat Stah ;<br />du fer &agrave; : Settara <br />de la mati&egrave;re plastique &agrave; Bousselah (gisements du Djebel Touacheur et Ras-el-Djebel) ; du marbre, du gypse et de l&rsquo;alb&acirc;tre dans les douars Arr&egrave;s et Tassala ; des bitumes &agrave; A&iuml;n Bou Ziad L&rsquo;avenir para&icirc;t r&eacute;server &agrave; la r&eacute;gion d&rsquo;autres promesses au point de vue minier.<br />Avant la guerre, des sondages importants, ayant atteint en de nombreux endroits la profondeur de 107 m&egrave;tres, permettent d&rsquo;affirmer que les territoires de colonisation de Rouached et de Tiberguent poss&egrave;dent dans leur sous-sol un bassin houiller &agrave; faible profondeur .<br />En surface on trouve des lignites au dessous le charbon de terre s&rsquo;est affirm&eacute; et il serait d&eacute;sirable que les recherches fussent continu&eacute;es.<br />Des sp&eacute;cialistes affirment que le gisement de charbon int&eacute;resse toute la r&eacute;gion partant de Djemila et aboutissant &agrave; Cond&eacute;-Spendou et Constantine, soit 100 kilom&egrave;tres de longueur.<br />Des analyses de terrains &eacute;tablissent la similitude des calcaires coquilliers du Bassin de Djemila avec les calcaires du Bassin des Bouches-du-Rh&ocirc;ne nettement carbonif&egrave;res.<br />Il serait d&eacute;sirable que des sondages ex&eacute;cut&eacute;s avec des appareils puissants viennent compl&eacute;ter ces donn&eacute;es.<br />Il en r&eacute;sulterait tr&egrave;s probablement une affirmation de nature &agrave; transformer du tout au tout les conditions &eacute;conomiques de la r&eacute;gion et &agrave; provoquer la mise en &oelig;uvre d&rsquo;une richesse consid&eacute;rable pour le d&eacute;partement.<br />Citons &eacute;galement, pour m&eacute;moire, une r&eacute;cente d&eacute;couverte de bancs d&rsquo;argile amestique pouvant sans doute rivaliser avec les produits identiques trouv&eacute;s &agrave; Biskra, &agrave; Maillot, et employ&eacute;s en Alsace pour la clarification des boues p&eacute;trolif&egrave;res.<br />
<p align="center"><front color="red" size="5" face="timesnewroman"></front><strong>III- Milieu Social</strong></p>
<p><hr width="45%" color="#ff0000" algn="center" /></p>
<p>La Commune Mixte de Fedjm'zala compte en 1941 environs 66.879 habitants : 378 europ&eacute;ens et 66.501 indig&egrave;nes.<br />Les 378 europ&eacute;ens (369 fran&ccedil;ais et 9 &eacute;trangers) sont group&eacute;s dans 5 centres : Fedjm'zala, o&ugrave; se trouvent les diff&eacute;rents services administratifs ;Administrateur, Juge de Paix, M&eacute;decin de Colonisation, Receveur des contributions diverses etc&hellip;.<br />Lucet le centre le plus important de la Commune, au point de vue agricole et aussi Tiberguent , Rouached et Richelieu.<br />Pr&egrave;s de 10.000 hectares ont &eacute;t&eacute; mis, lors de la cr&eacute;ation des centres, &agrave; la disposition de colons presque tous immigrants.Le Hameau de Fedjm'zala devint, en 1880, le si&egrave;ge de la Commune Mixte.<br />Le village &agrave; cet epoque ne compte que deux familles de cultivateurs.<br />La population comprend 85 fran&ccedil;ais, presque tous fonctionnaires ou agents communaux et 313 indig&egrave;nes (commer&ccedil;ants, ouvriers sp&eacute;cialis&eacute;s, journaliers).<br />Tiberguent, &agrave; 14 kilom&egrave;tres de Fedjm'zala, fut cr&eacute;&eacute; le 5 f&eacute;vrier 1881. <br />plus de 50 familles de colons furent install&eacute;es sur un territoire d&rsquo;une superficie de 5.566 Ha 45 ; chaque concession comprenait environ 35 Ha. <br />Rouached, &agrave; 20 kilom&egrave;tres de Fedjm'zala, cr&eacute;&eacute; le 14 mars 1881, comprenait 60 familles pour un territoire de 3.442 Ha .<br />Les concessions avaient une superficie moyenne de 60 Ha.<br />Lucet, &agrave; 6 kilom&egrave;tres du si&egrave;ge de la Commune, fut cr&eacute;&eacute; le 8 novembre 1887.<br />58 familles s&rsquo;install&egrave;rent sur les 3.004 Ha 18 du centre ; la superficie moyenne des concessions &eacute;tait de 50 Ha.<br />C&rsquo;est le seul village de la Commune Mixte o&ugrave; l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment fran&ccedil;ais soit sup&eacute;rieur en nombre &agrave; l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment indig&egrave;ne.<br />A Richelieu, cr&eacute;&eacute; le 21 juillet 1892, s&rsquo;install&egrave;rent 50 familles de colons sur un territoire de 5.505 Ha 56.40 ; les concessions avaient une superficie moyenne de 35 Ha.<br />Le centre, pas tr&egrave;s prosp&egrave;re .<br />A part les cinq centres de colonisation, il existe dans les douars quelques fermes ou groupes de fermes dont la situation est florissante :<br />on peut citer en particulier le domaine d&rsquo;Ennoura, Merdj-el-Kebir, Bou-La&iuml;ane.<br />Une remarque s&rsquo;impose lorsqu&rsquo;on examine la situation des centres de la Commune Mixte :<br />la population fran&ccedil;aise a diminu&eacute;, depuis la cr&eacute;ation de ces centres, dans des proportions vraiment inqui&eacute;tantes.<br />Les chiffres du recensement quinquennal sont significatifs &agrave; cet &eacute;gard. <br />On peut dire que la population fran&ccedil;aise des villages s&rsquo;est peu &agrave; peu r&eacute;duit au 1/5 de son effectif primitif.<br />A quoi tient cette situation ? A plusieurs causes. La premi&egrave;re se trouve dans l&rsquo;exigu&iuml;t&eacute; des concessions primitives : 35 &agrave; 50 hectares.<br />L&rsquo;ancienne formule de colonisation ne tenait pas compte, en effet, de l&rsquo;avenir des centres cr&eacute;&eacute;s.<br />On donnait de pr&eacute;f&eacute;rence, et avec raison, des terres aux familles nombreuses.<br />Cinq &agrave; six ans apr&egrave;s son installation, la famille, agrandie par le mariages, r&eacute;clamait des terres et des foyers nouveaux.<br />En pr&eacute;sence des impossibilit&eacute;s locales, l&rsquo;essaimage se produisait, les vieux, &agrave; leur tour, disparaissaient.<br />C&rsquo;&eacute;tait le partage et la maison vide&hellip; Une autre raison de diminution du nombre des colons s&rsquo;est rencontr&eacute; dans le d&eacute;chet fatal que laisse apr&egrave;s lui le peuplement purement m&eacute;tropolitain.<br />Rouached, Lucet, Tiberguent, ont &eacute;t&eacute; fond&eacute;s sur le principe de la concession gratuite.<br />Excellent en soi, comme stimulant &eacute;nergique, ce principe a provoqu&eacute; l&rsquo;arriv&eacute;e sur un point d&eacute;sign&eacute; de 50 &agrave; 60 familles de fran&ccedil;ais ignorant tout de l&rsquo;Alg&eacute;rie et d&rsquo;une fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale peu fortun&eacute;es.<br />Ces familles n&rsquo;&eacute;taient pas &eacute;duqu&eacute;es pour la vie alg&eacute;rienne.<br />Leur contact avec les indig&egrave;nes fut h&eacute;sitant ; l&rsquo;esprit de d&eacute;cision, la connaissance du milieu leur manquaient.<br />La prudence, le manque de ressources, l&rsquo;ignorance des choses alg&eacute;riennes, les incit&egrave;rent &agrave; louer leurs terres au lieu de les mettre directement en valeur.<br />Les prix de location &eacute;taient plus que modestes : pour la construction des maisons, il fallut emprunter.<br />Beaucoup ne surent pas doubler le cap des difficult&eacute;s. Ils durent renouveler les &eacute;ch&eacute;ances, puis liquider &agrave; vil prix, avant qu&rsquo;il leur fut permis de comprendre la valeur du fonds qui leur avait &eacute;t&eacute; confi&eacute;.<br />Il y eut aussi la question sanitaire. L&rsquo;acclimatement n&eacute;cessaire causa des crises et des vides s&eacute;rieux dans le peuplement primitif.<br />L&rsquo;histoire du centre de Lucet est un exemple poignant des surprises r&eacute;serv&eacute;es aux installations des villages de colonisation.<br />Lucet, appel&eacute; au d&eacute;but &laquo; Beni Guecha &raquo;, est situ&eacute; sur un plateau riant et accueillant au visiteur, tr&egrave;s sain et largement balay&eacute; par les vents qui passent sur une plaine fertile, au pied des contreforts montagneux du Djebel Sekhouna.<br />Les familles install&eacute;es sur ce plateau en 1887 venaient du midi de la France. <br />Elles arriv&egrave;rent en &eacute;t&eacute; et furent mises en possession, d&egrave;s leur arriv&eacute;e, des lots qui leur &eacute;taient destin&eacute;s.<br />Le village, trac&eacute; simplement par les caniveaux d&eacute;limitant les rues, fut, en deux mois, couvert de tranch&eacute;es repr&eacute;sentant les fondations des maisons en construction.<br />Des tentes abritaient les nouveaux colons et leurs enfants, installations sommaires sous un soleil parfois br&ucirc;lant cr&eacute;ant des &eacute;vaporations nocives dans le sol remu&eacute;, et auquel les nouveaux arriv&eacute;s n&rsquo;&eacute;taient pas habitu&eacute;s.<br />La fi&egrave;vre fit des ravages inattendus et profonds dans la population.<br />Le petit cimeti&egrave;re voisin recevait presque chaque jour des tombes nouvelles.<br />L&rsquo;Administration fit son devoir. Elle intervint en cr&eacute;ant une cantine pour la distribution de portions gratuites et en dotant le village d&rsquo;un poste d&rsquo;infirmi&egrave;re, mise &agrave; la disposition des colons qui se h&acirc;taient de s&rsquo;installer entre des murs non cr&eacute;pis et fra&icirc;chement construits couverts d&rsquo;une toiture &agrave; claire-voie.<br />Un jour, un mot du garde-champ&ecirc;tre de Beni-Guecha informait l&rsquo;Administrateur de Fedjm'zala qu&rsquo;il ne se trouvait pas un homme valide au village pour porter un enfant au cimeti&egrave;re : Vingt personnes &eacute;taient mortes en un mois sur le plateau meurtrier : certaines familles avaient perdu jusqu&rsquo;&agrave; trois enfants en quelques semaines ; Et quels enfants : Des jeunes gens et des jeunes filles de 14 &agrave; 18 ans.<br />Ceux qui v&eacute;curent ce drame atroce en ont gard&eacute; un souvenir ineffa&ccedil;able. Malgr&eacute; ces revers, Lucet est rest&eacute; le village le plus prosp&egrave;re de la r&eacute;gion. Ravag&eacute; comme les autres centres par la gr&ecirc;le de 1895, il s&rsquo;est relev&eacute; de ses ruines et les colons qui restent les enfants de la vague humaine sacrifi&eacute;e instruits au contact de l&rsquo;exp&eacute;rience acquise, sont devenus des agriculteurs actifs, intelligents, travailleurs et avis&eacute;s.<br />Peuplement indig&egrave;ne<br />La population indig&egrave;ne de la Commune Mixte compte 66.501 indig&egrave;nes r&eacute;partis dans les centres et dans 15 douars-communes : Arr&egrave;s , Be&icirc;nen , Bouselah , chom&eacute;riane ,Djemila , Menar , Mazlia , Ouled Kebbab ,Fedrdjioua ,Ras Ferdjioua , Saraf ,Tassala , Roussia ,Tassadane , Zaraza ,Tchouda ,Tassala, Zarza .<br />L&rsquo;origine berb&egrave;re de la population de certains douars montagneux :Tassala,Zaraza,Menar,Tassadane,Arr&egrave;s,et Be&icirc;nen n&rsquo;est pas douteuse.<br />Les autres douars sont arabis&eacute;s ; &agrave; peine retrouve-t-on dans leur langage quelques mots &agrave; consonance berb&egrave;re qui trahissent leur origine.<br />Tous suivent la religion musulmane et ses rites et sont affili&eacute;s aux confr&eacute;ries religieuses des Rahamania, des Mansalia et des Ammaria.<br />La population indig&egrave;ne de la Commune Mixte de Fedjm'zala est compos&eacute;e surtout d&rsquo;agriculteurs et d&rsquo;&eacute;leveurs.<br />Les superficies emblav&eacute;es en 1928-1929 dans les douars atteignent le chiffre de 42.759 hectares ; le cheptel, pour la m&ecirc;me ann&eacute;e agricole, se chiffre par 35.411 ovins et 14.309 bovins.<br />Le r&eacute;gime des terres est fix&eacute; par le S&eacute;natus-Consulte du 22 avril 1863, les lois du 26 juillet 1873, du 28 avril 1887 et du 16 f&eacute;vrier 1897.<br />Le S&eacute;natus-Consulte avait attribu&eacute; aux tribus, apr&egrave;s leur d&eacute;limitation, les terres qu&rsquo;elles occupaient ; les lois de 1873 et 1887 permirent &agrave; un certain nombre d&rsquo;indig&egrave;nes d&rsquo;obtenir les titres de propri&eacute;t&eacute; des terres qu&rsquo;ils d&eacute;tenaient ; la loi de 1897 permit la constitution de la propri&eacute;t&eacute; individuelle par voie d&rsquo;enqu&ecirc;te partielle.<br />Au moment de la cr&eacute;ation de la Commune Mixte, les terrains r&eacute;partis entre les indig&egrave;nes comprenaient 63.663 Ha 56.20 de terres &laquo; arch &raquo; ou terres collectives de culture et 9.840 Ha 04.50 de terres &laquo; melk &raquo; (objet d&rsquo;un droit de propri&eacute;t&eacute; analogue &agrave; notre droit de propri&eacute;t&eacute; actuel).<br />Depuis, les op&eacute;rations d&rsquo;enqu&ecirc;tes partielles ont permis de donner des titres &agrave; 35.660 hectares.<br />La propri&eacute;t&eacute; &eacute;tant tr&egrave;s morcel&eacute;e dans la r&eacute;gion, ce chiffre repr&eacute;sente un nombre fort important de parcelles.<br />Pendant longtemps les indig&egrave;nes n&rsquo;ont demand&eacute; des enqu&ecirc;tes partielles que lorsqu&rsquo;ils se trouvaient menac&eacute;s dans la jouissance des terres ou en discussion avec des voisins.<br />Au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es, et surtout depuis la guerre qui avait rar&eacute;fi&eacute; puis suspendu les proc&eacute;dures, on constate des demandes de plus en plus nombreuses. Pour l&rsquo;ann&eacute;e 1928, le nombre d&rsquo;enqu&ecirc;tes ouvertes dans la Commune Mixte est de 40.<br />Cr&eacute;er de la propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e avec titres devient un besoin, en raison de l&rsquo;accroissement de la valeur des terres.<br />Et il faut reconna&icirc;tre &eacute;galement que la s&eacute;curit&eacute; que donne le titre fran&ccedil;ais est un facteur de plus value tr&egrave;s appr&eacute;ciable : il est permis alors au propri&eacute;taire de songer &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement de fermes importantes.<br />L&agrave; o&ugrave; la propri&eacute;t&eacute; est affirm&eacute;e ou &eacute;tablie, le gourbi couvert de chaume ou de disa fait place aux constructions couvertes de tuiles. Les conditions de la vie s&rsquo;am&eacute;liorent ; le progr&egrave;s s&rsquo;affirme, les terres sont soign&eacute;es plus rationnellement et le rendement cultural s&rsquo;en ressent. La prosp&eacute;rit&eacute; fait place &agrave; la mis&egrave;re. De telles constatations am&egrave;nent &agrave; cette conclusion : il est d&eacute;sirable que la constitution de la propri&eacute;t&eacute; soit acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e dans la r&eacute;gion au moyen non seulement des enqu&ecirc;tes partielles, mais encore des enqu&ecirc;tes d&rsquo;ensemble pr&eacute;vues par la loi du 4 ao&ucirc;t 1926.<br />La consolidation du sol entre les mains des occupants constitue l&rsquo;un des plus grands services que la France ait rendu aux populations alg&eacute;riennes.<br />C&rsquo;est l&agrave; un travail consid&eacute;rable qu&rsquo;il est utile de mener &agrave; bonne fin aussi rapidement que possible.<br />Un sondage effectu&eacute; en 1913 dans la Commune Mixte a &eacute;tabli que 20% &agrave; peine des terrains &laquo; arch &raquo; &eacute;taient rest&eacute;s &agrave; cette &eacute;poque entre les mains des premiers occupants. 80% avaient &eacute;t&eacute; acquis par des tiers indig&egrave;nes, soit directement, soit par voie de rahnia ou r&eacute;m&eacute;r&eacute;.<br />Cette derni&egrave;re op&eacute;ration, tr&egrave;s r&eacute;pandue autrefois dans le pays, &eacute;tait une forme de pr&ecirc;t usuraire qui atteignait son but tout en tournant les lois islamiques interdisant le pr&ecirc;t &agrave; int&eacute;r&ecirc;t fixe. Ici comme ailleurs, la loi &eacute;conomique qui veut que la terre reste &agrave; celui qui est &agrave; m&ecirc;me de la faire fructifier a jou&eacute; largement.<br />On a craint un moment que la d&eacute;livrance de titres de propri&eacute;t&eacute; permette aux propri&eacute;taire de c&eacute;der trop facilement leurs droits et d&rsquo;entrer dans la masse des prol&eacute;taires qui constituent une charge pour la soci&eacute;t&eacute;.<br />La d&eacute;monstration a &eacute;t&eacute; faite &agrave; Fedj-m'zala que le maintien du r&eacute;gime &laquo; arch &raquo; a abouti &agrave; la d&eacute;possession, en fait, des usufruitiers primitifs. Cette d&eacute;monstration se compl&egrave;te par la constatation que l&rsquo;indig&egrave;ne qui a son titre en mains ne vend sa terre que tr&egrave;s difficilement.<br />Et ce fait s&rsquo;explique par la facilit&eacute; de cr&eacute;dit que donne la possession d&rsquo;un titre incommutable et la possibilit&eacute; pour l&rsquo;agriculteur de jeter un pont sur les p&eacute;riodes difficiles qui peuvent se pr&eacute;senter dans l&rsquo;exploitation de son fonds.<br />Les cultures indig&egrave;nes, dans le pays, s&rsquo;effectuent sous la forme du &laquo; khamessat &raquo;.<br />L&rsquo;ouvrier agricole permanent est un associ&eacute; qui touche le cinqui&egrave;me brut de la r&eacute;colte, sur l&rsquo;aire &agrave; battre, d&eacute;duction faite des avances qu&rsquo;il a re&ccedil;ues au cours de l&rsquo;ann&eacute;e. </p>
<p><strong><font color="#ff6600">Recherche efectu&eacute; par Mokrani Mohammed Saddek </font></strong></p>
<p><strong><font color="#ff6600">Source rapport de l'administrateur de la commune mixte de Fedjmzala<br /></font></strong></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[mokrani mohammed saddek]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2006-02-08T19:18:30+02:00</dc:date>
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