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fedjmzala

Pseudo: mokrani mohammed saddekCatégorie: ActualitéRecommander ce blog
Mercredi 08 Février 2006

Le drame de Fedjm'zala


Fedjm'zala est le chef-lieu d'une mixte qui située à 100 kilométres de Constantine , entre cette ville et Sétif , compte prés de 110.000 habitants indigénes et environ 750 Français d'origines , répartis en cinq villages :

  • Fedjm'zala
  • Lucet
  • Tiberguent
  • Rouached
  • Richlieu
Et deux groupes de fermes Françaises dans la plaine du Ferdjioua et sur le plateau du Merdj El Kébir vers Chateaudun du Rhumel .
Le territoire de cette unité administrative a vers l'ouest une limite commune avec les centres Sétifiens atteints par l'émeute.
Les douars Tachouda , Djemila , Ras Ferdjioua , Roussia , Tassadane et Menar appartenant à Fedjm'zala confinent avec les douars Ouled Zerga ((Saint Arnaud ))Medjounès ( Eulmas ) Dehemcha , Maouia et Arbaoun ( (Takitount) ) enfin Beni Medjaled ( (Djidjelli) ) ou se sont déroullées les evenement du 8 Mai 1945
c'est à Roussia , Tassadane , et Menar que se sont recrutés une notable partie des événements du 8 Mai 1945 .
1_ Fedjm'zala .
Le Mercredi 9 Mai , au début de l'aprés midi on voyait des groupements s'approcher par la plaine du Ferdjioua du centre de Fedjm'zala .
Ces groupes se rejoignaient au pont situé à 800 mètres du village sur l'Oued Bousselah .
Des émissaires envoyés du chef lieu de la commune revenaient avec cette réponse :
<< Nous ne voulons pas de blé ; nous voulons du sang .>>
Et l'on annonçait l'attaque pour la nuit .
En présence de la carence de l'administrateur en chef son adjoint M . l'administrateur Eschenbernner et M . Charles Vallet juge de paix suppléant avisaient aux mesures à prendre ce dernier alerte la gendarmerie de Redjas à 19 kilomètres et obtient l'envoi de deux gendarmes .
Puis il part à Lucet , centre voisin accompagner sa femme dans sa famille , prévient les colons de ce village qui s'organisent et revient à son poste la nuit tombait il a fallu trois démarches auprés du chef de la commune pour obtenir l'entrée de la population française d'origine dans le Bordj administratif M . Eschenbrenner prend le commandement de la défense du Bordj le juge apprend que Marchetti Receveur des postes ayant accompagné ses quatre enfants et leur mére au Bordj est revenu à son bureau . Le juge propose au gendarme Bechouche d'origine indigéne de venir avec lui à la poste ,le gendarme accepte aussitôt .
Les deux hommes trouvent M . Marchetti à son bureau il avait pris des précautions avait bloqué la porte du public avec une table branlante , fermé les fenétres bareaudées .

L'attaque de la poste et du bordj

le 9 Mai 1945 trés calme le receveur parle avec constantine.Il demande du secours la poste est cernée ainsi que le Bordj .
On entend des coups de feu . Ils sont tirés d'abord contre le réduit défensif , puis à bout portant deux balles atteignent la grande fenêtres du bureau de poste l'action est engagée . On entend des bruits de pas précipités ....ils s'éloignent puis reviennent .
Le Bordj dit qu'il est entouré qu'on a tiré mais que les défenseurs se sont abstenus de riposter à dix heures et demie le général de division téléphone de Constantine M le Général Duval annonce que les troupes ne pourront arriver que demain. Il ajoute <<vous avez des bons murs , abritez vous ! courage ! a demain >>.
Vers minuit les carreaux de l'imposte de la salle du public volent en éclats , puis des blocs sont jetés sur la porte qui résiste mais brusquement elle s'enflamme et brûle comme une torche : de l'extérieur on l'arrosée d'essence par un certain El Baz La nuit s'ouvre béante puis c'est l'illumination à travers l'embrasure d'un bidon américain plein d'essence qui a pris feu sur la terrasse d'entrée et qui éclaire tout y compris l'intérieur , brusquement il est un peu moins d'une heure du matin une partie du plafond s'effondre enflammes dans la chambre de travail sous un gros bloc qui jeté de la toiture découverte a fait bélier. On a versé de l'essence par le toit le plafond brûle et sur le sol du bureau le liquide enflamé se répand .
A trois heures , un retour offensif précipite les défenseurs à la lucarne . Un échange intense de coups de fusils le mousqueton qui hurle , des pistolets qui aboient M.Marchetti se glisse dans le salle du téléphone sous la protection des armes de ses deux compagnons il demande du secours mais il n'y a rien à faire il faut attendre .
Cette attente durera environ une heure jusqu'à cinq heure et demie momment ou le receveur des postes toujours protégé par ses compagnons se glisse à nouveau dans la salle et téléphone au bordj. On est surpris on croyait les défenseurs de la poste sont morts depuis longtemps , mais la rue est libre , les troix hommes sortent et respirent dehors sur le trottoire une mare de sang plus loin du monument aux morts un cadavre c'est un jeune signalé la veille comme l'un des plus exalté parmi les indigénes c'est le nommé Baz les trois défenseurs arrivent au Bordj tous les Français étaient saufs à sept heure du matin M Salphati notaire second-juge de paix suppléant signalait à Constantine qui il n'y avait eu qu'une seule défaillance dont justice a été faite depuis tel est le résumé des événements qui se sont produits à Fedjm'zala dans la nuit du 9 au 10Mai Fedjm'zala n'a pas été pillé les maisons particuliéres abandonnées par les Français ont été retrouvées intactes , les magasins de la sip remplis de blé et dont la grand porte d'entrée n'était même pas protégée par des volets n'ont subi aucune effraction une ferme importante exploitée par Vallet Charles et située à 3.500 Km du village ainsi que les exploitations agricoles de M.Augier ont été respectée , une femme Française malade avait refusé de se laisser évacuer de la ferme Vallet elle n'a pas été inquiétée non plus que sa jeune fille restée avec elle .

Nous avons dit que 4 centres de colonisation dépendent de la commune mixte de Fedjm'zala :Richlieu à 20 Kilométres Tiberguent à 10 KiLométres , Rouached 12 KiLométres , Lucet à 5 KiLométres .
Richlieu n'a pas été inquiété pas plus que Tiberghuent cependant des arrestations avaient eu lieu à Richlieu pour propos tenus contre la France par 4 indigénes condamnés depuis par le tribunal militaire .
Lucet a été alerté par le juge de paix de Fedjm'zala à 6 heures du soir le 9 Mai les Français du village se sont aussitôt groupés et réfugiés dans le fortin dit Bordj-école M.Edmond Patonnier a pris la direction de la défense .Les colons avaient 19 fusils y compris des fusils réformés obtenus à Fedjm'zala .
A Rouached centre situé dans la montagne à 6 KiLométres au nord de la route allant vers Constantine la population n'avait pas été prévenue du danger ce n'est que vers 3 heures du matin que M Gros Adjoint Spécial apprend ce qui se passe à Fedjm'zala il alerte les colons chacun prépare ses armes et reste chez soi .
Attendant le jour la situation était tendue , Rouached s'organise pour la défence une patrouille militaire arrive le matin on prend des dispositions pendant huit nuits , les familles Françaises se sont réfugiées dans le Bordj-école qui domine le centre .
Pendant trois jours en Septembre 1945 le tribunal militaire de Constantine s'est occupé des événements tragiques de Fedjm'zala , des nombreuses arrestations avaient cependant été opérées 57 accusés se pressaient dans la salle d'audience 27 on était acquittés .
on été condamnés :
Aux travaux forcés à perpétuité :
1_ Moussi - Bachir ( par contumance ) .
A 20 ans de réclusion :
2_ Boutrra - Ali et Meroudj - Ammar :
A 15 ans de travaux forcés .
3_ Boulfous - Mouloud et Kouicem - Larbi .
A 10 ans de prison .
4_ Kouicem - Tahar et Khalfa - Mouloud .
A 2 ans de prison dans une colonie pénitentiaire .
5_ Ben Larbi - Abderrahman .
Ont enfin été frappés par cinq ans de travaux forcés les nommés :

  • Amora Ali
  • Boukerdja Ammar
  • Belbaali Alloua
  • Bounegab Azzedine
  • Boudjab Ammar
  • Hamara Messaoud
  • Mermoul Tahar
  • Mermoul Lounis
  • Mermoul Merouani
  • Mermoul Ammar (dit Mohammed)
  • Mermoul Messaoud
  • Boudjellal Mohammed
  • Brika Salah
  • Mermoul Larbi
  • Bouderez Mohammed
  • Leftaha Ammar
  • Mali Ammar
  • Rai Tahar

Et deux groupes de fermes Françaises dans la plaine du Ferdjioua et sur le plateau du Merdj El Kébir vers Chateaudun du Rhumel .Le territoire de cette unité administrative a vers l'ouest une limite commune avec les centres Sétifiens atteints par l'émeute.Les douars appartenant à Fedjm'zala confinent avec les douars Ouled Zerga ()Medjounès ( Eulmas ) Dehemcha , Maouia et Arbaoun ( ) enfin Beni Medjaled ( ) ou se sont déroullées les evenement du Mai c'est à Roussia , Tassadane , et Menar que se sont recrutés une notable partie des événements du Mai .1_ .Le Mercredi , au début de l'aprés midi on voyait des groupements s'approcher par la plaine du Ferdjioua du centre de Fedjm'zala .Ces groupes se rejoignaient au pont situé à du village sur l'Oued Bousselah .Des émissaires envoyés du chef lieu de la commune revenaient avec cette réponse :<< .>>Et l'on annonçait l'attaque pour la nuit .En présence de la carence de l'administrateur en chef son adjoint M . l'administrateur et M .juge de paix suppléant avisaient aux mesures à prendre ce dernier alerte la gendarmerie de Redjas à et obtient l'envoi de deux gendarmes .Puis il part à Lucet , centre voisin accompagner sa femme dans sa famille , prévient les colons de ce village qui s'organisent et revient à son poste la nuit tombait il a fallu trois démarches auprés du chef de la commune pour obtenir l'entrée de la population française d'origine dans le Bordj administratif M .prend le commandement de la défense du Bordj le juge apprend que Marchetti Receveur des postes ayant accompagné ses quatre enfants et leur mére au Bordj est revenu à son bureau . Le juge propose au gendarme d'origine indigéne de venir avec lui à la poste ,le gendarme accepte aussitôt .Les deux hommes trouvent M . à son bureau il avait pris des précautions avait bloqué la porte du public avec une table branlante , fermé les fenétres bareaudées .
publié par mokrani mohammed saddek publié dans : fedjmzala
Mercredi 08 Février 2006

Recherche de Mokrani Mohammed Saddek


La tribu de Zouagha La tribu de Ouled Kebbeb la tribu de Bousselah

L'histoire nous apprend que les premiers habitants de la région du Ferdjioua entre Mila et Sétif étaient des Gétules , des Lybiens , des Arméniens qui peu à peu se sont mêlés aux populations autochtones .
dans les premiers temps de l'occupation romaine le pays était alors possédé par la puissante peuplade des Ketamas appeleé également Banioures ,il fut à cette époque le théâtre de luttes sanglantes .
Les barbares succédérent aux Ketamas vers l'an 260 de notre ére venus du Babor pays qu'ils habitaient. Alors ils entrérent par la vallée de l'Oued Endja et se dirigérent sur Mila puis se portérent sur le Ferdjioua ou ils furent rejoint par les tribus révoltées de la grande kabylie ils remontérent la vallée de L'Oued Deheb jusque dans la plaine des Eulma .

Plus tard la région du Ferdjioua fut dans toutes ses parties occupée par les romains , le Ferdjioua était le chemin direct de Constantine à Sétif . les étapes romains étaient entre Mila et Sétif : Milevum Colonia ( Mila) Fous Camareta ( probablement Beni Guecha ) Cuicil Colonia ( Djemila ) .
Les vandales avec Genseric vinrent détruire en partie ce que les romains avaient créés , la troisième invasion arabe en 693 compléta l'oeuvre commencée par les vandales .

Bien avant les premiers temps islamique la population de Ferdjioua directement administrée par des chefs indigénes qui payaient tribu aux souverains de Constantine , mais bientôt subissant la domination des émirs arabes qui résidaient à Sétif et Bélezma les Ketamas se révoltérent poussés par un missionaire venu d'orient "Abou EL Fehem " ce dernier battu par le prince EL Mançour fut fait prisonnier et périt à la torture .

Vaincus par les arabes , les Ketamas furent dispersés non sans laisser dans le pays quelques importantes familles entres autres les Djemila les Talha , les Beni Geucha ect... qui forment encore aprés des douars de la commune mixte de Fedj m'zala .
Les meilleures terres de la contrée furent occupées par les Sanhadjis qui les firent cultiver par les anciens habitants devenus tributaire. Beaucoup de familles berbéres venues des montagnes du nord de la tribu du Ferdjioua et des babors s'installérent sur les terres de la plaine .
Il en est résulte de ce fait une grosse confusion sur l'origine de chacune des fractions ou deux éléments berbére et arabe se sont mélangés .

Vers l'an 1050 la région subit la quatrième invasion arabe les princes berbéres vaincus ne tardérent pas cependant à reprendre le pouvoir , grâce aux intrigues qu'ils firent naitre parmi les envahisseurs.
Toujours sur le pied de guerre la tribu de Ferdjioua ne reconnait pas la souveraineté des beys de Constantine refuse de payer l'impôt , ces derniers sont contraints d'envoyer des cavaliers pour l'obliger à alimenter leur caisses , c'est alors qu'apparait la fammile Ben Achour originaire de La Mecque et plus exactement de Ettaif un nommé Achour vint s'installer
dans la région de Guelma ou il fonda une puissante maison , en 1640 une femme de cette familLe s'enfuit de cette maison et vint se réfugier avec ces deux fils à Djidjelli ( Jijel ) quend les enfants furent grands ils virent leur mère se fixer au milieu des tribu indisciplinées du Ferdjioua ils y créérent deux puissants partis à la tête desquels se placent les deux frères ,qui ne tardent pas à envenir aux mains aprés être alliés pour combattre et réduire complêtement la fammile des Ouled Hassan riche et puissante , les Ben Achour reprirent leurs luttes fraticides . Le frère ainé , Megoura Ben Achour se voyant dans l'impossibilité de se débarasser de son frére alla se soumettre au bey et lui demanda son appui . Ce dernier lui accorda sous réserve que dorénavant le souverain de Ferdjioua serait un chef nommé par le bey .
le chef fut , tout à tour , choisi dans l'une ou dans l'autre branches rivales des Ben Achour et ce choix suscita chaque fois des nouvelles luttes à tel point que le bey dut souvent intervenir en envoyant des cavaliers pour faire respecter le cheihk investi par lui .
sous Ahmed le premier de la branche cadette des Ben Achour s'éteignit mais celle qui restait en formant deux nouvelles qui continuèrent à se combattre aprés de longs conflits si el Hadj Ahmed Ben Bouakaz Ben Achour conserva le pouvoir dans le Ferdjioua il y jouissait d'une trés grande autorité et son commandement s'étendait des babors à Ouled Zeghar .
Aprés la prise de Constantine Bouakaz fit sa soumission au gouvernement français reçut en retour le burnous d'investiture et conserva son commandement. C'est grâce à sa réelle influence que les Mokrani de la Medjana firent leur soumission c'est également grâce à ce chef indigène que la garnison de Djemila placèe sous les ordres du chef de bataillon Chadeyssac ainsi que celle d'Ain Khechba ( prés deu village de lucet ))
ne furent pas massacrées .

En 1840 lors de la tentative faite par Hadj Mustafa frére de l'émir Abdelkader auprés de la tribu du Ferdjioua en vue de l'entrainer dans une action contre Sétif c'est encore à Bouakkaz que l'on dut l'échec de cette tentative dans l'expédition contre les Ouled Soltane Bouakkaz fournit un contingent d'une centaine de cavaliers commandés par son parent Derradji .

En 1846 à la suite d'une attaque effectuée par Mouly Mohammed compagnon de Boumaza sur une caravane que Benali Chérif marabout de Chellata adressait à son gendre le caid du Ferdjioua , Bouakkaz organisa une expédition sur les Gheboula et appuyé par une colonne française de 1.200 hommes les soumit entiérement c'est à cette époque qui il décida la soumission des Beni_Foughal à la France cette tribu originaire de jijel était venus s'installer dans le Djbel Helfa aprés sa soumission .Elle fut placée sous le commandement de Bouakkez .

En 1862 ce chef d'une sévèrité poussée jusqu'a la cruauté ( de nos jours les gens parlent encore des nombreux crimes commis par lui et indiquent prés des bains chauds du Hammam Bouakkaz le rocher d'ou étaient précipites liés dans un sac les victimes condamnèes à mort par Bouakkaz ) décida de se retirer de la scène et s'installa à Constantine .

En 1864 à la suite d'une révolte de Ferdjioua et de Zouagha les indigènes de Ferdjioua et de Zouagha attaquérent le Bordj de Zeraia ils furent durement châtiés et Bouakkaz auquel fut imputés ces événements arrêté à Constantine et interné à Pau (en France ). Son commandement fut divisé et confié à deux Bouakkaz Ahmed Ben Derradji son gendre et son neuveu qui prit le titre de khalifa des babors et le 2eme Ahmed Khodja ben achour son autre neuveu qui devint khalifa de Ferdjioua .

En 1871 les indigènes de Ferdjioua ont participés à l'insurrection de la famille Mokrani en 1er janvier1875 un bureau arabe annexe de celui de Constantine fut créé à Fedjm'zala et y fonctionna jusqu'en 1881 date de création de la commune mixte de Fedjm'zala .
La tribu était alors divisée en 23 sections à la tête desquelle étaient placés autant de chef qui relevaient directement du Gaid Ahmed Khodja Ben Achour à la création de la commune mixte il fut reconnu que ces divisions étaient trop nombreuses un nouveau fractionnement fut proposé par arrêté gouvernemental du 9 mai 1883 .

La tribu du Ferdjioua fut divisée en 7 fractions administrées chacune par un adjoint indigéne savoir :
Ras Ferdjioua sa superficie 14,225 hectares .
Djemila 14,406 hectares .
Roussia 6,850 hectares .
Tassadane 5,168 hectares .
Zaraza 6,650 hectares .
Menar 5,465 hectares .
Mouzlia 8,240 hectares .

fin


 

la tribu de zouagha


la tribu de Ferdjioua la tribu de Ouled Kebbeb la tribu de Bousselah

Les habitants sont d'origine kabyle mais parlant l'arabe la prononciation ainsi que la tournure des phrases laissent décaler une formation berbères.
Les romains possèdaient sur le territoire de cette tribu d'importants établissements si enjuge par les ruines qui existent encore sur le sol.
La Zouagha a été le théâtre de nombreuses luttes sanglantes engendreés par la rivalité qui divisait les membres d'une famille féodale il existait en effet depuis les temps les plus reculés,dans le sahara tunisien.Une puissante tribu applée "Zouagha" en 1500 elle se révolta contre le sultan de Tunis et se dirigeat vers l'Algerie envahit la province de Constantine.
Les Zouaghi saccagérent Constantine,mirent à mort le gouverneur de la ville,Moula Naceur fils du sultan de Tunis et se divisérent ensuite en deux fractions.
La première prit possession des montagnes situées au nord de Mila sur la rive gauche de L'Oued Endja ainsi que des mamelones de la rive droite depuis mila jusqu'a Fedj-EL Khemis.
L'autre se répandit dans les compagnes de Sétif aprés avoir traversé le Ferdjioua et alla s'installer dans le massif montagneux de la grand kabylie et sur les bords de L'Oued Sahel.
C'est la première fraction qui a servi a former les douars du nord de la commune mixte de Fedj m'zala.
Les Zouaghis restérent longtemps vis à vis de la domination turque dans un état d'insoumission totale mais à la suite d'une rivalité entre les membres de la puissante famille des Azeddine la discorde pénétra dans cette tribu et divisa aux mains . Les turcs profitérent de ces dissensions intestines pour faire reconnaître leur souveraineté.
Les Zouaghis actuels purent donc être considérés comme une véritable colonie kabyle bien que la langue arabe y soit prédominante .Ces indigénes ont pris part à toutes les insurrections depuis la conquête Française en 1871 à la suite du soulèvement de Mokrani la tribu fut frappée d'une amende de guerre de 700.000 francs et les terres mises sous séquestre . Elle possédait en outre à cette époque à titre Arch la rive droite de L'Oued Endja , le territoire des Ouled Salah, Djelana , Zeraia , Zaouia , Kripsa , Chabet Chouf et Mechta Kara .
L'autorité Française comprit l'intérét qu'elle aurait à se procurer la totalité de ces terrains pour les besoins de la colonisation et décida d'exproprier tous les indigénes dont les térrains n'avaient pas été sequestrés a cette époque la tribu se composait de 8 fractions Arb_Lala , Ouled Khelif , Zouagha Dahra , Ouled Yehia Ouled Bouasli , Ouled Zaid , Kermouda et Sidi Merouan en 1874Kermouda et Sidi Merouan furent attachés à la commune mixte de Mila et le 1 Janvier 1881 lors de la transformation de cette commune mixte en quatre communes de plein exercice , Kermouda fut rattachée à Zeraia et Sidi Merouan à la commune du même nom les autre fractions servirent à constituer : Arab Lala et Ouled Khelif le douar Ouled Haya aujoujd'hui appelé Tassala Ouled Bouasli et Ouled Zaid : Arres ,Zouagha Dahra ; le douar du même nom devenu : Beinan le douar Ouled Yahia le douar du même nom devenu Chigara rattaché à la commune de plein exercice de Sidi Merouan le 19 avril 1888 suivent décret présidentiel.

 

fin


 

La tribu de Ouled Kebbeb


La tribu de Ferdjioua La tribu de Zouagha La tribu de Bousselah

Composée d'éléments hétérogénes elle se divise en deux parties bien distinctes .
1 _ Celle des Ouled Kebbeb proprement dite .
2 _ Celle des Ghoumerian .
Ces deux fractions ont de tous temps vêcues en communauté d'intérêts et sous le même commandement Les Ouled Kebbeb ont perdues le souvenir de leur origine ils seraient les descendants d'une tribu berbére les Ouled Bouioudan qui habitait la région des lacs leur ancêtre Kebbeb serait venu s'installer dans le pays avec ses cinq enfants à une époque trés reculée lors de l'occupation de Constantine par les Français Octobre 1838 les Ouled Kebbeb qui avaient fourni leur contingent de soldats au Bey Ahmed purent rentrer chez eux et mirent à profit le rétablissement de la paix pour cultiver et mettre en valeur la totalité de leur terres d'une superficie de plus de ving mille hectares . L'ensemble du territoire à part quelques parties rocailleuses peu importantes et presque inaccessibles est livré à la culture du blé et de l'orge.
Contrairement aux autres tribus environnantes les Ouled Kebbeb n'ont pas pris part à l'insurrection de Mokrani en 1871 bien mieux ils ont fourni un goum qui a combattu aux côtés des Français contre les insurgés .
Le 1 octobre 1880 ils forment trois sections de la commune mixte de Fedjm'zala placées chacune sous l'autorité d'un adjoint indigène :
Le douar de Ghomeriane
celui des Ouled Kebbeb
celui des Beni Guecha
Ce dernier douar entièrment composé autre fois d'azels domaniaux a servi à creèr les villages de Rouached , Tiberguent Lucet et la colonisation a absorbé la presque totalité de ces azels .
Un seul de ces azels dit Boulaine a subsisté 1461 hectares il fut rattaché plus tard à la tribu du Ferdjioua section de Mouzlia la tribu des Ouled Kebbeb se trouve donc à la suite de cette décision réduite à deux sections :
Douar de Ghomeriane 7, 724 hectares .
Douar Ouled Kebbeb 13 , 114 hectares .

fin


 

La tribu de l'Oued Bousselah


La tribu de Ferdjioua La tribu de Zouagha La tribu de Ouled Kebbeb

Aucune renseignement trés précis sur l'historique de cette tribu il apparaît que ses habitants ont la même origine que ceux de Ferdjioua ils ont toujours été mêlés aux luttes de ces derniers .
Sous la domination turque alors les indigènes de Ferdjioua restaient indépendant ceux de L'Oued Bousselah reconnaissaient l'autorité du Bey de Constantine aprés la prise de cette ville la tribu a de nouveau suivi le sort du Ferdjioua alors sous l'influence de Hadj Ahmed Bouakkaz elle n'a pris les armes qu'une seule fois contre les Français en 1838 , la tribu de l'Oued Bousselah a été désignée par arrêté de M le gouverneur général en date du 24 Mai 1891pour être soumis aux opérations du sénatus- consulte du 23 Avril 1863 elle a servi à former les douars .
1_ Bousselah d'une superficiè 10.680 H .
2_ Sarraf d'une superficiè 5.762 H .

publié par mokrani mohammed saddek publié dans : fedjmzala
Mercredi 08 Février 2006

Création de la commune de Fedjm'zala


Recherche de Mokrani Mohammed Saddek


La Commune mixte de Fedjm'zala avait été créée par arrêté le 1 er décembre 1880 .
Elle tirait son nom du col ( (Fedj) ) qui au centre de la commune , fait communiquer les vallées de L'Oued Bousselah et L'Oued Melah .
La légende veut qu'autrefois une tribu berbére , les M'zala aujourd'hui disparue , se soit Installée à l'emplacement de ce col et lui ait laissé son nom .
A la tête des communes mixtes était placé un fonctionnaire d'autorité .
L'administrateur n'avait pas seulement les attributions normalement dévolues au maire par la loi municipale , mais encore bien d'autres charges et sujétions découlant de son rôle de réprésentant du povoir central ,dans ca circonscription il était officier de police judiciare , officier du ministère public prés le tribunal de simple police et de petite correctionnelle .
L'administrateur était assisté d'une assemblée municipale délibérante. :
La commission municipale composée des présidents de la djémaa élus tous les six ans , des adjoints spéciaux chargés de pouvoirs délégués tels que ceux d'officier d'état civil , dans des circonscriptions de commune que formaient certains centres de colonisation , des caids , fonctionnaires nommés , membre de droit et du receveur des contributions divers .
En application du décret du 28 juin 1956 , la commune mixte de Fedjm'zala éclata en douze nouvelles communes de plein exercice :

  • Arres ( 8.000h )
  • Beinen ( 7.500h )
  • Bouhatem ( 6.906h )
  • Djemila ( 8.845h )
  • Fedjm'zala ( 22.876h )
  • Kef Bouderga ( 7.120h )
  • Lentia ( 13.215h )
  • Lucet ( 7.896h )
  • Richlieu ( 7.000h )
  • Rouached ( 11.000h )
  • Tachouda ( 6.174h )
  • Tassala ( 15.240h )

 

 

Le centre de colonisation de Lucet .

Lucet appelé au début (Beni Guecha ) est situé sur un plateau riant et accueillant au visiteur, trés sain et largement balayé par les vents qui passent sur une plaine fertile au pied des contreforts montagneux du Djebel Sekhouna , les familles installées sur ce plateau en 1887 venaient du midi de la France Elles arrivérent en été et furent mises en possession des leur arrivée des lots qui leur étaient destinés le village tracé simplement par les caniveaux délimitants les rues fut en deux mois couvert de tranchées représentant les fondations des maisons en construction .
Lucet est resté le village le plus prospère de la région , ravagé comme les autres centres par la grêle en 1895 .

 

 

publié par mokrani mohammed saddek publié dans : fedjmzala
Mercredi 08 Février 2006

L'histoire de Fedjm'zala


La Commune mixte de Fedjm'zala a été créée par arrêté gouvernemental du 1er décembre 1880.
Elle tire son nom du col (Fedj) qui, a centre de la commune, fait communiquer les vallées de l’Oued Bousselah et de l’Oued Malah : la légende veut qu’autrefois une tribu berbère, les M’zala ou M’zara, aujourd’hui disparus, se soit installés à l’emplacement de ce col et lui ait laissé son nom.
En raison de la fertilité de son sol, en raison également de sa situation géographique sur la grande voie naturelle qui de tous temps a réuni Constantine à Alger par Sétif, le territoire de Fedjm'zala a été occupé et mis en valeur par tous les peuples envahisseurs.
La colonisation romaine a dû y être remarquable : les ruines grandioses de Djemila (Cuiculum), celles des thermes de « Rocher rouge » (Beni Guecha), les vestiges innombrables des fermes disséminées dans tous les douars, sont les preuves certaines de l’activité romaine dans la région.
L’invasion arabe a laissé peu de traces matérielles, mais en neuf siècles elle a musulmanisé presque toute la population berbère qui perdit ses mœurs, ses coutumes et même son langage, pour adopter ceux du peuple conquérant.
Sous la domination turque, le territoire fut divisé en cinq grandes tribus :
Bousselah, Ouled Kebbab, Zouagha, Beni-merouane, et Ferdjioua ; chacune d’elle était placée sous le commandement d’un caïd ; Toutes reconnaissaient l’autorité du Bey de Constantine à qui elles fournissaient des cavaliers.
L’une d’elles, les Ouled Kebbab était chargée de faire rentrer les impôts des tribus insoumises, et avait également la surveillance des prairies du Bey.
La région était à cette époque recouverte de forêts : les essences devaient être très belles car la vallée de Ferdjioua fournissait au Dey d’Alger les bois nécessaires à la mâture de ses vaisseaux.
Au moment de la conquête, des contingents importants de cavaliers et de soldats furent levés dans les tribus pour prêter leur aide à Ahmed Bey de Constantine : ils participèrent à la défense de cette ville lors du siège de 1836-1837.
Après la prise de Constantine, les cavaliers de Ferdjioua et de Bousselah furent chargés de s’opposer au passage des colonnes françaises :
l’une d’elles, partie de Constantine en décembre 1838, était parvenue péniblement jusqu’à Djemila.
Les 600 soldats qui la composaient furent cernés ; ils construisirent à l’aide des vieilles pierres romaines un fortin dans lequel ils résistèrent plusieurs jours. Ils furent sauvés par le caïd Bouakkaz, de Ferdjioua, grand seigneur de la région, qui les ramena sains et saufs à Constantine.
L’organisation du territoire qui suivit la conquête fit de la région de Fedjm'zala un cercle militaire important : il regroupait les cinq grandes tribus qui dépendaient du Commandement de Mila.
Les populations indigènes se soumirent assez rapidement.
En 1871, seuls les berbères de Zouagha se révoltèrent : c’étaient eux également qui, au début de la période turque avaient conservé ce au cours de la conquête, ils avaient participé à toutes les insurrections.
En 1871, après avoir été châtiés, ils eurent à payer 700.000 francs de contribution de guerre et leurs biens furent séquestrés.
En 1880, au moment de la création de la Commune Mixte de Fedj m'zala, les grandes tribus furent fractionnées en 15 douars:
Bousselah donna Saraf et Bousselah.
Ouled-Kebbab : Chomériane et Ouled Kebbab .
Zouagha : Arrès, Beinem et Tassala .
Ferdjioua : Djemila, Zarza, Ras Ferdjioua, Mouslia, Menar, Roussia et Tassadane .
Beni-Merouane changea de nom et devint le douar de Tachouda.
le territoire de la Commune Mixte est administré par un Administrateur secondé par deux Administrateurs-Adjoints.

II- Situation géographique


La Commune Mixte de Fedjm'zala est située dans l’arrondissement de Constantine.
Le village de Fedjm'zala qui se trouve à peu près au centre de la Commune est à vol d’oiseau, à 60 kilomètres à l’ouest de Constantine, à 50 kilomètres au sud de Djidjelli et à 60 kilomètres à l’est de Sétif.
Située à la limite des Hauts-Plateaux, la Commune est bordée au nord par le djebel Sidi Bouazze (1528 m) et par la chaîne du Boughagha (1337 m) au pied de laquelle coule l’oued Endjas (ou Oued-el-Kebir) ; au sud par le vaste plateau St-Arnaud - Chateaudun-du-Rhumel dont l’altitude moyenne dépasse 600 mètres ; à l’est par les communes vallonnées de Mila et Zéraïa ; à l’ouest, par les contreforts du Babor et du Tababort. La Commune Mixte, qui a une superficie de 137.600 hectares, est très accidentée ; les chaînes montagneuses, qui appartiennent à l’Atlas tellien, sont coupées de vallées profondes où coulent des Oueds qui ne tarissent pas en été : Oued Bousselah, Oued Yalah.
Les points culminants sont le Djebel Boughagha (1400 mètres) dans le douar Arrès ; le kef Korieh (1367 mètres) au sud de Djemila ; le Djebel Boucherf (1150 mètres) dont la chaîne domine au nord le village de FedjM’Zala ; le Djebel Halfa (1150 mètres) vers Chevreul.
Les altitudes des différents centres sont : Fedjm'zala, 580 mètres Lucet, 530 mètres - Tiberguent, 430 mètres - Rouached, 530 mètres.
Les forets qui couvraient autrefois le pays tout entier ne subsistent plus que dans les parties élevées des douars Arrès, Beinem, Tassala, Zarza et Menar.
Elles sont presque exclusivement composées de chênes et de chênes-liège.

Le climat


Le climat est très variable sur le territoire de la Commune-Mixte de Fedjm'zala qui, très vaste, s’étend sur des régions à altitudes très différentes.
D’une façon générale, l’hiver est rude sur les parties élevées ; par contre, en été le séjour y est fort agréable, notamment vers les massifs boisés du nord.
Au col de Fédoulès, à l’orée d’une forêt de chênes zéens de toute beauté.
Là à 950 mètres d’altitude, une eau douce, glacée, ferrugineuse par endroits, coule dans des « séguias » ou canaux qui pourraient permettre la création de jardins superbes autour des villas ou maisons de campagne à édifier.Dans les plaines, la température est plus douce en hiver mais aussi plus pénible en été ; les parties basses et plates sont encore malsaines, surtout aux endroits où l’écoulement des eaux s’effectue difficilement.
La plaine du Ferdjioua qui, sur 10 kilomètres de long et 5 de large, est au printemps la parure de la Commune, voit chaque année en été l’éclosion de fièvres malignes ; l’anophèle, plaie de nos campagnes algériennes, y pullule, malgré la propagande faite auprès des indigènes pour les amener à prendre les mesures d’hygiène élémentaires.
A Fedjm'zala, les températures extrêmes dans les maisons sont de -8° en hiver et 33° en été.
Au col de Fédoulès il est rare d’enregistrer 28° dans les journées les plus chaudes de l’année ; la moyenne est de 20° en période estivale et les nuits y sont très fraîches. Les périodes de sirocco mises à part, on peut dire que le climat de Fedjm'zala est très supportable pour des algériens. Les nuits, par l’abaissement de température qu’elles provoquent, reposent des journées trop chaudes.Certains étés y peuvent être supportés sans la moindre fatigue.

La pluvoimetrie


La neige tombe tous les ans dans la Commune en quantités variables, suivant les altitudes.Les régions basses (400 à 550 mètres) ne voient la neige que tous les 3 ou 4 ans.
Les régions plus élevées sont à peu près tous les hivers couvertes de neige et peuvent conserver leur manteau blanc jusqu’à un mois et plus. C’est cependant assez rare.La commune n’est pas, d’une façon générale, incommodée par les brouillards, qui se produisent pourtant quelquefois, à des époques où ils ne nuisent pas aux cultures.Les gelées se manifestent parfois, dans les parties hautes formant des couloirs pour le déplacement de l’air.Elles sont loin d’atteindre la fréquence et la gravité de celles qui sont constatées sur les plateaux élevés au sud du territoire algérien, dans les régions de Sétif ou de Batna. Elles portent cependant, en certaines années, atteinte à la végétation.La grêle est un fléau qui sévit sur beaucoup de régions algériennes.La Commune Mixte de Fedjm'zala n’échappe pas aux catastrophes qu’elle provoque.L’orage formidable du 7 juin 1895 a laissé dans le souvenir des vieux habitants du pays une vision d’horreur qui est rappelée très souvent. Les grêlons, atteignant 350 grammes, ont ravagé le territoire de colonisation depuis le fond de la plaine du Ferdjioua jusqu’à Constantine, assommant les troupeaux dans les champs, tuant des personnes, européens et indigènes, écrasant les toitures, arrachant l’écorce des arbres, transformant en une boue jaunâtre des récoltes magnifiques, sur plus de 250 kilomètres carré, dans la Commune Mixte de Fedjm'zala seule. De nombreuses sources existent sur tout le territoire de la commune.

Les sources minerales


Des sources minérales, chaudes ou froides, jaillissent sur plusieurs points de la Commune ; les plus importantes sont :
Hamam des Beni-Guécha : température 36° - débit actuel à la source principale : 69 litres à la minute - eau chlorosulfatée calcique et sodique, fortement minéralisée et hyper thermale.
D’importants vestiges de thermes romains attestent l’ancienneté de cette source.
Hamam Bou Akkar : température 39° 7 - débit 50 litres à la minute - eau faiblement chlorurée sodique
Ces deux sources sont très fréquentées par les indigènes de la Commune et par quelques européens qui viennent y soigner leurs douleurs rhumatismales et leurs maladies de peau.
Source de la Mechta Repilla - près de Lucet - eau sulfureuse froide qui n’a pas encore été analysée. On trouve également des vestiges de thermes romains près de cette source.
Source de Ka-el-Kef (route de Djidjelli) - eau sulfureuse froide.
La source n’a pas encore été aménagée.
Source ferrugineuse du Col de Fédoulès qui paraît intéressante et mériterait d’être aménagée.

Le sous sol


Les massifs montagneux qui forment l’orographie de la Commune Mixte sont très minéralisés.
Plusieurs sites miniers sont ou ont été exploités :
mines de zinc et de plomb du Bou-Cherf ; mines de zinc et de plomb du Ferdjioua ; mines de zinc de plomb et de mercure de Benete-Otaman ; sel gemme des Ouled-Kebbab ; et surtout la mine de mercure de Coudiat Satah, qui n’est encore qu’en permis de recherches, mais qui laisse espérer des résultats remarquables.
On trouve également du zinc et du plomb à : Ain-Touia, Djebel-si-Khalfa, Chabet-el-Araf, Oued Mirah, Mechta Garsas, Djebel-Djemia-Debbah, Coudiat-el-Guettera, Chabet Mania, Djebel Amara, Djebel Sidi Marouf, Touacheur, Kef Lakhal, Oued-el-Adana, Chabet Rissa, Coudiat Malilef, Djebel Tayachet, Dra-el-Ayah, Machta El-Kella, Koudiat Badjah, Bou Touil, Tsaraoula, Aïn Defla, Chabet el Arab, Amzel, Fezlia, Djebel El-Emmana etc…
du cuivre à : Chabet el Araf, Mechta Beni Khettab, Bou Redjouane ;
du mercure à : Ferdjioua, Kef Lakhal, Coudiat Stah ;
du fer à : Settara
de la matière plastique à Bousselah (gisements du Djebel Touacheur et Ras-el-Djebel) ; du marbre, du gypse et de l’albâtre dans les douars Arrès et Tassala ; des bitumes à Aïn Bou Ziad L’avenir paraît réserver à la région d’autres promesses au point de vue minier.
Avant la guerre, des sondages importants, ayant atteint en de nombreux endroits la profondeur de 107 mètres, permettent d’affirmer que les territoires de colonisation de Rouached et de Tiberguent possèdent dans leur sous-sol un bassin houiller à faible profondeur .
En surface on trouve des lignites au dessous le charbon de terre s’est affirmé et il serait désirable que les recherches fussent continuées.
Des spécialistes affirment que le gisement de charbon intéresse toute la région partant de Djemila et aboutissant à Condé-Spendou et Constantine, soit 100 kilomètres de longueur.
Des analyses de terrains établissent la similitude des calcaires coquilliers du Bassin de Djemila avec les calcaires du Bassin des Bouches-du-Rhône nettement carbonifères.
Il serait désirable que des sondages exécutés avec des appareils puissants viennent compléter ces données.
Il en résulterait très probablement une affirmation de nature à transformer du tout au tout les conditions économiques de la région et à provoquer la mise en œuvre d’une richesse considérable pour le département.
Citons également, pour mémoire, une récente découverte de bancs d’argile amestique pouvant sans doute rivaliser avec les produits identiques trouvés à Biskra, à Maillot, et employés en Alsace pour la clarification des boues pétrolifères.

III- Milieu Social


La Commune Mixte de Fedjm'zala compte en 1941 environs 66.879 habitants : 378 européens et 66.501 indigènes.
Les 378 européens (369 français et 9 étrangers) sont groupés dans 5 centres : Fedjm'zala, où se trouvent les différents services administratifs ;Administrateur, Juge de Paix, Médecin de Colonisation, Receveur des contributions diverses etc….
Lucet le centre le plus important de la Commune, au point de vue agricole et aussi Tiberguent , Rouached et Richelieu.
Près de 10.000 hectares ont été mis, lors de la création des centres, à la disposition de colons presque tous immigrants.Le Hameau de Fedjm'zala devint, en 1880, le siège de la Commune Mixte.
Le village à cet epoque ne compte que deux familles de cultivateurs.
La population comprend 85 français, presque tous fonctionnaires ou agents communaux et 313 indigènes (commerçants, ouvriers spécialisés, journaliers).
Tiberguent, à 14 kilomètres de Fedjm'zala, fut créé le 5 février 1881.
plus de 50 familles de colons furent installées sur un territoire d’une superficie de 5.566 Ha 45 ; chaque concession comprenait environ 35 Ha.
Rouached, à 20 kilomètres de Fedjm'zala, créé le 14 mars 1881, comprenait 60 familles pour un territoire de 3.442 Ha .
Les concessions avaient une superficie moyenne de 60 Ha.
Lucet, à 6 kilomètres du siège de la Commune, fut créé le 8 novembre 1887.
58 familles s’installèrent sur les 3.004 Ha 18 du centre ; la superficie moyenne des concessions était de 50 Ha.
C’est le seul village de la Commune Mixte où l’élément français soit supérieur en nombre à l’élément indigène.
A Richelieu, créé le 21 juillet 1892, s’installèrent 50 familles de colons sur un territoire de 5.505 Ha 56.40 ; les concessions avaient une superficie moyenne de 35 Ha.
Le centre, pas très prospère .
A part les cinq centres de colonisation, il existe dans les douars quelques fermes ou groupes de fermes dont la situation est florissante :
on peut citer en particulier le domaine d’Ennoura, Merdj-el-Kebir, Bou-Laïane.
Une remarque s’impose lorsqu’on examine la situation des centres de la Commune Mixte :
la population française a diminué, depuis la création de ces centres, dans des proportions vraiment inquiétantes.
Les chiffres du recensement quinquennal sont significatifs à cet égard.
On peut dire que la population française des villages s’est peu à peu réduit au 1/5 de son effectif primitif.
A quoi tient cette situation ? A plusieurs causes. La première se trouve dans l’exiguïté des concessions primitives : 35 à 50 hectares.
L’ancienne formule de colonisation ne tenait pas compte, en effet, de l’avenir des centres créés.
On donnait de préférence, et avec raison, des terres aux familles nombreuses.
Cinq à six ans après son installation, la famille, agrandie par le mariages, réclamait des terres et des foyers nouveaux.
En présence des impossibilités locales, l’essaimage se produisait, les vieux, à leur tour, disparaissaient.
C’était le partage et la maison vide… Une autre raison de diminution du nombre des colons s’est rencontré dans le déchet fatal que laisse après lui le peuplement purement métropolitain.
Rouached, Lucet, Tiberguent, ont été fondés sur le principe de la concession gratuite.
Excellent en soi, comme stimulant énergique, ce principe a provoqué l’arrivée sur un point désigné de 50 à 60 familles de français ignorant tout de l’Algérie et d’une façon générale peu fortunées.
Ces familles n’étaient pas éduquées pour la vie algérienne.
Leur contact avec les indigènes fut hésitant ; l’esprit de décision, la connaissance du milieu leur manquaient.
La prudence, le manque de ressources, l’ignorance des choses algériennes, les incitèrent à louer leurs terres au lieu de les mettre directement en valeur.
Les prix de location étaient plus que modestes : pour la construction des maisons, il fallut emprunter.
Beaucoup ne surent pas doubler le cap des difficultés. Ils durent renouveler les échéances, puis liquider à vil prix, avant qu’il leur fut permis de comprendre la valeur du fonds qui leur avait été confié.
Il y eut aussi la question sanitaire. L’acclimatement nécessaire causa des crises et des vides sérieux dans le peuplement primitif.
L’histoire du centre de Lucet est un exemple poignant des surprises réservées aux installations des villages de colonisation.
Lucet, appelé au début « Beni Guecha », est situé sur un plateau riant et accueillant au visiteur, très sain et largement balayé par les vents qui passent sur une plaine fertile, au pied des contreforts montagneux du Djebel Sekhouna.
Les familles installées sur ce plateau en 1887 venaient du midi de la France.
Elles arrivèrent en été et furent mises en possession, dès leur arrivée, des lots qui leur étaient destinés.
Le village, tracé simplement par les caniveaux délimitant les rues, fut, en deux mois, couvert de tranchées représentant les fondations des maisons en construction.
Des tentes abritaient les nouveaux colons et leurs enfants, installations sommaires sous un soleil parfois brûlant créant des évaporations nocives dans le sol remué, et auquel les nouveaux arrivés n’étaient pas habitués.
La fièvre fit des ravages inattendus et profonds dans la population.
Le petit cimetière voisin recevait presque chaque jour des tombes nouvelles.
L’Administration fit son devoir. Elle intervint en créant une cantine pour la distribution de portions gratuites et en dotant le village d’un poste d’infirmière, mise à la disposition des colons qui se hâtaient de s’installer entre des murs non crépis et fraîchement construits couverts d’une toiture à claire-voie.
Un jour, un mot du garde-champêtre de Beni-Guecha informait l’Administrateur de Fedjm'zala qu’il ne se trouvait pas un homme valide au village pour porter un enfant au cimetière : Vingt personnes étaient mortes en un mois sur le plateau meurtrier : certaines familles avaient perdu jusqu’à trois enfants en quelques semaines ; Et quels enfants : Des jeunes gens et des jeunes filles de 14 à 18 ans.
Ceux qui vécurent ce drame atroce en ont gardé un souvenir ineffaçable. Malgré ces revers, Lucet est resté le village le plus prospère de la région. Ravagé comme les autres centres par la grêle de 1895, il s’est relevé de ses ruines et les colons qui restent les enfants de la vague humaine sacrifiée instruits au contact de l’expérience acquise, sont devenus des agriculteurs actifs, intelligents, travailleurs et avisés.
Peuplement indigène
La population indigène de la Commune Mixte compte 66.501 indigènes répartis dans les centres et dans 15 douars-communes : Arrès , Beînen , Bouselah , chomériane ,Djemila , Menar , Mazlia , Ouled Kebbab ,Fedrdjioua ,Ras Ferdjioua , Saraf ,Tassala , Roussia ,Tassadane , Zaraza ,Tchouda ,Tassala, Zarza .
L’origine berbère de la population de certains douars montagneux :Tassala,Zaraza,Menar,Tassadane,Arrès,et Beînen n’est pas douteuse.
Les autres douars sont arabisés ; à peine retrouve-t-on dans leur langage quelques mots à consonance berbère qui trahissent leur origine.
Tous suivent la religion musulmane et ses rites et sont affiliés aux confréries religieuses des Rahamania, des Mansalia et des Ammaria.
La population indigène de la Commune Mixte de Fedjm'zala est composée surtout d’agriculteurs et d’éleveurs.
Les superficies emblavées en 1928-1929 dans les douars atteignent le chiffre de 42.759 hectares ; le cheptel, pour la même année agricole, se chiffre par 35.411 ovins et 14.309 bovins.
Le régime des terres est fixé par le Sénatus-Consulte du 22 avril 1863, les lois du 26 juillet 1873, du 28 avril 1887 et du 16 février 1897.
Le Sénatus-Consulte avait attribué aux tribus, après leur délimitation, les terres qu’elles occupaient ; les lois de 1873 et 1887 permirent à un certain nombre d’indigènes d’obtenir les titres de propriété des terres qu’ils détenaient ; la loi de 1897 permit la constitution de la propriété individuelle par voie d’enquête partielle.
Au moment de la création de la Commune Mixte, les terrains répartis entre les indigènes comprenaient 63.663 Ha 56.20 de terres « arch » ou terres collectives de culture et 9.840 Ha 04.50 de terres « melk » (objet d’un droit de propriété analogue à notre droit de propriété actuel).
Depuis, les opérations d’enquêtes partielles ont permis de donner des titres à 35.660 hectares.
La propriété étant très morcelée dans la région, ce chiffre représente un nombre fort important de parcelles.
Pendant longtemps les indigènes n’ont demandé des enquêtes partielles que lorsqu’ils se trouvaient menacés dans la jouissance des terres ou en discussion avec des voisins.
Au cours des dernières années, et surtout depuis la guerre qui avait raréfié puis suspendu les procédures, on constate des demandes de plus en plus nombreuses. Pour l’année 1928, le nombre d’enquêtes ouvertes dans la Commune Mixte est de 40.
Créer de la propriété privée avec titres devient un besoin, en raison de l’accroissement de la valeur des terres.
Et il faut reconnaître également que la sécurité que donne le titre français est un facteur de plus value très appréciable : il est permis alors au propriétaire de songer à l’établissement de fermes importantes.
Là où la propriété est affirmée ou établie, le gourbi couvert de chaume ou de disa fait place aux constructions couvertes de tuiles. Les conditions de la vie s’améliorent ; le progrès s’affirme, les terres sont soignées plus rationnellement et le rendement cultural s’en ressent. La prospérité fait place à la misère. De telles constatations amènent à cette conclusion : il est désirable que la constitution de la propriété soit accélérée dans la région au moyen non seulement des enquêtes partielles, mais encore des enquêtes d’ensemble prévues par la loi du 4 août 1926.
La consolidation du sol entre les mains des occupants constitue l’un des plus grands services que la France ait rendu aux populations algériennes.
C’est là un travail considérable qu’il est utile de mener à bonne fin aussi rapidement que possible.
Un sondage effectué en 1913 dans la Commune Mixte a établi que 20% à peine des terrains « arch » étaient restés à cette époque entre les mains des premiers occupants. 80% avaient été acquis par des tiers indigènes, soit directement, soit par voie de rahnia ou réméré.
Cette dernière opération, très répandue autrefois dans le pays, était une forme de prêt usuraire qui atteignait son but tout en tournant les lois islamiques interdisant le prêt à intérêt fixe. Ici comme ailleurs, la loi économique qui veut que la terre reste à celui qui est à même de la faire fructifier a joué largement.
On a craint un moment que la délivrance de titres de propriété permette aux propriétaire de céder trop facilement leurs droits et d’entrer dans la masse des prolétaires qui constituent une charge pour la société.
La démonstration a été faite à Fedj-m'zala que le maintien du régime « arch » a abouti à la dépossession, en fait, des usufruitiers primitifs. Cette démonstration se complète par la constatation que l’indigène qui a son titre en mains ne vend sa terre que très difficilement.
Et ce fait s’explique par la facilité de crédit que donne la possession d’un titre incommutable et la possibilité pour l’agriculteur de jeter un pont sur les périodes difficiles qui peuvent se présenter dans l’exploitation de son fonds.
Les cultures indigènes, dans le pays, s’effectuent sous la forme du « khamessat ».
L’ouvrier agricole permanent est un associé qui touche le cinquième brut de la récolte, sur l’aire à battre, déduction faite des avances qu’il a reçues au cours de l’année.

Recherche efectué par Mokrani Mohammed Saddek

Source rapport de l'administrateur de la commune mixte de Fedjmzala

publié par mokrani mohammed saddek publié dans : fedjmzala

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